Transformer les identités brouillées en identité partagée : le pari du dialogue interconvictionnel

Jean-Louis CORNEZ, Sébastien CHONAVEY, Tatiana LETOVALTSEVA,
Rafael TYSZBLAT, Denis LEBLOND, Saïd ANDOUH

 

UGS : 2023020 Catégorie : Étiquette :

Description

« Mais si le clash, si le choc est une réalité, il y a une autre évolution, qui est tout aussi importante et sans doute davantage porteuse d’avenir : il s’agit de l’esprit de dialogue, qui se développe dans notre temps, porté lui aussi par les dynamiques de la mondialisation qui rendent notre monde plus petit et la mixité et les rencontres plus fréquentes. »[1]

Leila, une étudiante en biologie à l’ULB, trouvait du réconfort en pratiquant sa foi islamique dans une salle discrète de l’Université. Consciente de ce que la prière n’était pas officiellement autorisée sur le campus, elle considérait ce lieu comme un espace paisible pour se recueillir entre les cours.

La découverte et la contestation de cette salle de prière ont suscité une controverse à l’ULB, révélant un conflit entre les pratiques religieuses personnelles des étudiants et l’héritage « anti calotin » de l’établissement. Face à la polémique, voyant cette salle comme un moyen d’équilibrer sa foi et ses études, plutôt qu’une infraction, Leila demeure perplexe. Certaines de ses amies ont une vision plus rigoriste des choses, mais ce que Leila espère pour sa part, c’est une reconnaissance et un respect plus grands de la diversité religieuse à l’Université, afin que sa foi puisse être intégrée harmonieusement dans sa vie étudiante.

Sophie, quant à elle, étudiante en sciences politiques à l’ULB, a été élevée dans une famille ouverte, respectant les autres cultures et les autres croyances. Comme beaucoup d’autres étudiants, elle est très fortement attachée à l’idée de justice sociale et d’inclusivité. La découverte médiatique d’une salle de prière sur le campus la rend prudente. Elle redoute que l’autorisation ou l’installation non officielle de tels lieux ne signale le début d’une influence religieuse accrue dans un espace qu’elle voit comme dédié d’abord à la recherche et à l’éducation critique. Pour Sophie, la présence visible de la religion sur le campus est en contradiction avec son idée d’une université axée sur l’émancipation individuelle et l’esprit critique. Elle espère que l’ULB maintiendra un équilibre entre respect de la diversité et préservation des valeurs de la libre pensée.

Raphaël, enfin, professeur depuis vingt ans et doyen de sa Faculté associé à la direction de l’Université libre de Bruxelles, se trouve dans une situation délicate concernant la salle de prière sur le campus. Confronté à la nécessité de prendre position dans les différents organes de l’Université, son avis navigue entre, d’une part, les principes de liberté scientifique et, d’autre part, l’engagement en faveur de l’inclusion et la lutte contre les discriminations. Dans le courriel adressé à l’ensemble des membres de sa faculté, Raphaël aimerait commencer par clarifier le fait que l’ULB n’a jamais officiellement autorisé l’aménagement de lieux de prière sur le campus. En outre, il souhaiterait souligner l’importance de maintenir l’Université comme un lieu dédié à l’enseignement et à la recherche. Enfin, l’idée de devoir, sur le campus, poursuivre ou empêcher concrètement des pratiques religieuses attribuées à une minorité – et plus encore le fait de devoir le justifier publiquement – lui fait horreur. Il voudrait plutôt que l’institution réaffirme son désir de promouvoir des valeurs d’inclusion et agisse contre toutes formes de discriminations. Raphaël ne voit pas de contradiction entre diversité des étudiants – et donc droit de pratiquer sa foi partout – et préservation de la neutralité de l’espace universitaire.

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Ces trois ressentis d’une même situation, inspirés librement des réactions observées durant la polémique bien connue née au mois de septembre à l’ULB, révèlent une confrontation entre valeurs individuelles, organisationnelles et sociétales. Cette confrontation porte sur le vivre ensemble et dévoile une problématique identitaire assez classique, même si elle se décline de diverses manières et à différents échelons. La polémique peut s’exprimer de manière très régionale, comme autour de la question de l’Éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS). Elle peut aussi s’exprimer plus largement, sur le plan national ou européen, avec la montée des partis identitaires ou les tensions communautaires exacerbées par des débats sur le wokisme ainsi que l’immigration. Enfin, à l’échelle internationale, des conflits tels que l’offensive militaire russe en Ukraine et les tensions renouvelées entre Israéliens et Palestiniens, avec son regain de tension à la suite des attaques terroristes du Hamas en octobre dernier, montrent à l’envi comment des identités nationales, ethniques, religieuses ou politiques peuvent être utilisées à des fins violentes et conférer une puissance de plus en plus mortifère aux « Paroles armées »[2]. Ainsi, le respect des diverses identités devient un enjeu politique majeur.

Ces différentes situations mettent en lumière le brouillage des identités contemporaines dans lequel les individus et les institutions sont constamment confrontés à la nécessité de naviguer entre des valeurs parfois en contradiction avec un monde de plus en plus globalisé et diversifié.

Le phénomène est lié à la construction de notre modernité : les mécanismes axiologiquement neutres mis en place (le droit, l’économie, la science et l’idée de progrès) ne suffisent plus à répondre aux défis contemporains[3]. Cette insuffisance se manifeste dans la multiplication de crises et de violence.
À mesure que les narratifs dominants perdent de leur force, la modernité s’étend à travers une multiplication de perspectives, rendant ainsi les anciennes structures et théories de moins en moins pertinentes[4]. Mais peut-être ne serait-ce qu’une période de transition. Il se peut que, comme le disait Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres »[5]. Sans un nouveau paradigme capable de s’adapter à la complexité et à la diversité de notre époque, les crises et les violences risquent probablement de se multiplier.

Notre hypothèse est que la guérison des identités brouillées réside dans la création d’une identité partagée. Cette dernière serait construite, soutenue et valorisée dans sa dignité propre par la pratique d’une éthique du dialogue entre toutes les personnes de convictions différentes. Elle serait utilisée comme vecteur de concertation et de paix sociale cherchant des réponses créatives et nouvelles aux grands défis de l’humanité.

« Cette éthique du dialogue se distingue de la négociation où chacun ne vise qu’à défendre ses propres intérêts et qu’à tirer la couverture de son côté. Il ne s’agit pas d’échanger des coups, comme on l’enseigne aujourd’hui en Science-Po. Je ne cherche même pas un échange d’arguments et de contre arguments, ni à avancer de meilleurs arguments, mais à échafauder de nouvelles compréhensions, de nouvelles synthèses à partir de ces différentes subjectivités participantes. »
Propos du professeur Mohammed Jamouchi [6]

Dans ce contexte, les crises évoquées révèlent un problème fondamental d’identité. En effet, le monde contemporain se caractérise par une prolifération d’idées spirituelles diverses d’un côté et par leur devoir coexistence de l’autre. Cependant, le manque de dialogue et d’interconnexion entre elles mène à un brouillage croissant des identités. Cette situation est exacerbée par des structures sociales et politiques qui, bien que complexes et hybrides, échouent à faciliter un véritable échange entre des perspectives différentes. Cette absence de dialogue qui augmente le trouble des identités est le cœur du problème.

Deux chemins sont proposés aux citoyens. Le premier est celui de l’enfermement communautaire. Dans ce premier cas, le citoyen est renvoyé essentiellement à une appartenance qui lui procure confort et sentiment de sécurité. Le communautarisme mène à une fragmentation accrue de la société, puisque les individus se retrouvent isolés dans des bulles homogènes. Cette voie cantonne les individus dans des systèmes de réflexion fermés et des perspectives intellectuelles limitées ; elle empêche l’émergence d’une compréhension mutuelle, donc d’une solidarité transcendant les frontières communautaires. Le second chemin est celui de l’appropriation de l’universalisme. L’universalisme va certes tenter d’établir un socle de valeurs communes, mais fera fi de toute différence identitaire, créant des angles morts dans lesquelles des aspirations obscurantistes peuvent fleurir sur fond de frustrations et de ressentiment[7]. Enfin, derrière tout slogan à caractère universaliste peut se cacher une volonté particulariste, inclusiviste, voire exclusiviste, qui sera difficilement détectable.

Une question se pose : comment peut-on alors être « soi-même » parmi les autres et comment renforcer la citoyenneté dans une société si diverse ? Une voie encore insuffisamment explorée par le monde institutionnel autant en Belgique[8] qu’en Europe, mais bien présente dans la société civile et inspirant bon nombre de penseurs est celui du dialogue interconvictionnel – qui ne peut être confondu avec le dialogue interculturel, interreligieux ou pluriconvictionnel – et qui propose le « je suis et ensemble, nous devenons ».

Au-delà de la tolérance et de la coexistence passive côte à côte, le dialogue interconvictionnel invite à une expression respectueuse, transparente et ouverte des identités pour un construire et un agir ensemble. Comprendre l’autre permet de comprendre le rôle et la signification d’une conviction en évitant les voies du radicalisme et de l’extrémisme, et augmente l’engagement de ces personnes dans un humanisme actif pour la société.

Par ailleurs, les convictions qui forgent nos identités ne sont pas le monopole des religions, comme le précise le think et acting tank G3I. La conviction personnelle constitue le fondement de notre identité à travers ses dimensions philosophiques, anthropologiques, épistémologiques, ontologiques et cosmologiques. Bernard Quelquejeu en suggère une définition :

« Une conviction, c’est un acquiescement de l’esprit appuyé sur des justifications jugées suffisantes pour entraîner l’adhésion. Cette signification couvre en français l’espace compris entre une limite supérieure, qui est la certitude, l’assurance inébranlable (‘j’en ai la conviction » = ‘j’en mettrai ma main au feu’), et une limite inférieure, une approbation réfléchie, au terme d’une recherche ou d’un examen attentif, assez ferme pour justifier l’engagement pour une cause, mais n’excluant pas totalement toute trace de doute ou au moins la possibilité de remise en question. »[9]

Dans ce contexte de brouillage d’identités, le dialogue interconvictionnel se présente dès lors comme une utopie concrète, une nécessité pour naviguer dans les complexités de notre époque. Le dialogue n’est pas une simple discussion ni une simple mise en contact. Il implique un processus pensé et testé pour favoriser l’apprentissage et des relations solides. Cette approche se veut un antidote à la polarisation croissante et à l’isolement des communautés. En encourageant l’échange et la compréhension mutuelle entre différentes croyances et convictions, nous pouvons aborder de manière constructive les défis identitaires. Alors que la violence verbale et la haine s’amplifient de manière exponentielle grâce aux réseaux sociaux, les espaces de dialogues permettent aux citoyens de se connecter véritablement aux autres en dépassant leurs préjugés et construisant une compréhension mutuelle profonde.

La voie du dialogue interconvictionnel offre ainsi une alternative. Elle reconnaît et valorise la diversité des identités, tout en cherchant à créer des ponts entre elles. Alors que les sociétés européennes semblent s’atomiser entre communautés antagonistes, le dialogue est l’instrument de cohésion sociale par excellence, car il permet à chaque communauté de dépasser ses divisions internes et de construire des relations de confiance avec les autres.

« S’agit-il d’expliquer ses croyances à celui qui ne les partage pas ? De trouver des points communs pour bâtir des ponts entre les religions ? D’échanger sur des sujets de société, à la lumière de ses différences ? Le dialogue interconvictionnel, c’est un peu tout cela à la fois. Mais avant d’entamer un vrai dialogue, il est nécessaire de se départir de sa propre subjectivité. Et d’écouter vraiment. »[10]

Ne constituant pas une fin en soi, le dialogue interconvictionnel est un processus dynamique, impliquant l’écoute, l’échange, la relecture de sa conviction et la remise en question de soi. Il permet d’explorer le savoir universel qui émerge de divers systèmes de références morales, religieuses, spirituelles, éthiques, politiques et philosophiques. Cette démarche ouvre la voie à la découverte de réponses originales et innovantes.

L’engagement dans la pratique interconvictionnelle peut aussi jouer un rôle dans la construction de l’identité personnelle, offrant le potentiel de restaurer des identités fragmentées et vulnérables, susceptibles de perdre leurs repères et de devenir une proie facile pour des idées rAétrogrades. Il facilite la déconstruction des préjugés, la découverte des valeurs partagées et la construction d’une société plus inclusive et empathique.

« (…) le dialogue interconvictionnel est le lieu par excellence de la construction d’une identité personnelle en mouvement »[11].

En cela, il constitue un défi de taille, mais un défi essentiel pour éviter de retomber dans les conflits et les violences qui ont marqué notre histoire, notamment durant les guerres de religion qui ont précédé la modernité. Nous tous, porteurs de convictions, et à partir de nos identités – qui peuvent être complexes, hybrides et avec des appartenances multiples –, nous sommes capables d’éclairer l’ensemble de l’humanité.

Nous devons donc développer des espaces de dialogue, où les individus de toutes convictions peuvent se rencontrer, partager leurs expériences et apprendre les uns des autres. C’est par cette ouverture à l’autre que nous pourrons trouver des solutions aux problèmes complexes de notre temps et contribuer à un monde meilleur. En somme, le dialogue interconvictionnel se présente non seulement comme un idéal à atteindre, mais comme un outil pratique de délibération perfectible face aux conflits de notre temps. Il invite à une réflexion profonde sur nos identités partagées, nos croyances et nos valeurs, et offre un chemin vers une coexistence dynamique, pacifique et enrichissante.

Cette utopie concrète n’attend plus que la réunion, la coordination et l’expansion d’un réseau d’acteurs engagés pour devenir une réalité tangible. Elle possède une vision claire, mais son chemin doit encore être bâti. Depuis plusieurs mois, son tracé prend forme notamment avec le lancement des Rendez-vous européens interconvictionnels[12]. Cependant, ces initiatives nécessitent désormais des relais et des soutiens pour accélérer son déploiement et prévenir efficacement les conflits qui menacent nos sociétés. De nombreuses initiatives allant dans ce sens bourgeonnent déjà, telles que celles portées en Belgique par l’association Emouna Belgique, le Sarm (Service d’assistance religieuse et morale) au sein de la Défense via des cérémonies interconvictionnelles, ou encore à l’intérieur de nos propres associations, Connecting Actions, G3I ou encore Logoï.

« On doit reprendre le débat en proposant un processus interconvictionnel qui incorpore au dialogue tous les citoyens européens, quelles que soient leurs convictions personnelles, mais en présupposant des convictions susceptibles de développement, en articulant les convictions et les croyances aux traditions démocratiques, spirituelles, philosophiques ou religieuses. »[13]

Dès lors, nous lançons un appel vibrant aux autorités, aux institutions, à Leila, Sophie et Raphaël, à chaque citoyen. Collaborons activement avec ces associations et d’autres initiatives similaires. Ensemble, engageons-nous dans la construction d’un avenir où le dialogue interconvictionnel et la compréhension mutuelle sont les pierres angulaires de nos sociétés.

« L’interconvictionnel, avec son dialogue associé, valorise les convictions de l’autre dans un contexte dont les principes dépendent d’une laïcité qui garantit un espace neutre pour les convictions personnelles et la pratique qui s’ensuit, toujours compte tenu d’un contexte religieux désinstitutionnalisé. »[14]

Ceci est un appel à l’action, un appel à l’engagement, un appel à mêler la diversité de nos identités pour forger un monde plus juste, plus conscient et parce qu’il synthétisera les époques antérieures, résolument tourné vers un avenir en paix. Nous, défenseurs acharnés de la liberté de conscience, de la séparation des Églises et de l’État, partisans d’un monde pacifié et néanmoins ferme dans ses principes humanistes, ensemble, écrivons un nouveau chapitre de notre histoire, un chapitre où l’interconvictionnalité sera le cœur battant d’une société harmonieuse et éclairée.

[1] Que peut-on attendre d’un dialogue interconvictionnel ?, Bruxelles, La Pensée et les Hommes, 2018, p. 16.

[2] Philippe-Joseph SALAZAR, Paroles armées : Comprendre et combattre la propagande terroriste, Paris, Lemieux Éditeur, 2015.

[3] Jean-Claude MICHÉA, Le Complexe d’Orphée : la gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès, Paris, Flammarion, 2014.

[4] Chad V. MEISTER, ed., The Oxford Handbook of Religious Diversity, Oxford -New York, Oxford University Press, 2011, p. 253.

[5] Antonio GRAMSCI, Cahiers de prison, Bibliothèque de philosophie, Paris, Gallimard, 1978.

[6] Que peut-on attendre d’un dialogue interconvictionnel ?, p. 151.

[7] Marc ANGENOT, Les Idéologies du ressentiment, Montréal, XYZ éd, 1997 ; Emmanuelle Danblon, « Peut-on décider d’être indigné ? Vers une généalogie de l’indignation », dans Anne Régent-Susini et Yana Grinshpun, L’Indignation entre polémique et controverse, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2021, pp. 47-60 et Cynthia Fleury, Ci-gît l’amer : guérir du ressentiment. Essai, Paris, Gallimard, 2020.

[8] Jean-François HUSSON, L’État favorise-t-il le dialogue interconvictionnel ?, Espace de Libertés, 2017, https://www.laicite.be/magazine-article/letat-favorise-t-il-le-dialogue-interconvictionnel/#:~:text=Un%20bilan%20tr%C3%A8s%20frileux,relations%20avec%20les%20pouvoirs%20publics.

[9] François BECKER, Devenir citoyens et citoyennes d’une Europe plurielle : espaces et pratiques interconvictionnelles, Actes de la journée d’études, le mardi 24 janvier 2012, Paris, Éditions Publibook université, 2014, p. 38.

[10] Jean-François HUSSON, L’État favorise-t-il le dialogue interconvictionnel ?, Espace de Libertés, 2017, https://www.laicite.be/magazine-article/letat-favorise-t-il-le-dialogue-interconvictionnel/#:~:text=Un%20bilan%20tr%C3%A8s%20frileux,relations%20avec%20les%20pouvoirs%20publics.

[11] Myriam GESCHÉ, « Le Dialogue interconvictionnel est un apprentissage démocratique indispensable », La Libre, 2022.

[12] Pour plus de renseignements, voir le site internet (en construction) du projet « Rendez-vous européens interconvictionnels »: https://reveils2026.wixsite.com/reveils.

[13] Op cit., BECKER, Devenir citoyens et citoyennes d’une Europe plurielle, p. 19.

[14] Op cit., BECKER, p. 20.

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Informations complémentaires

Année

2023

Auteurs / Invités

Denis Leblond, Jean-Louis CORNEZ, Rafael Tyszblat, Saïd Andouh, Sébastien Chonavey, Tatiana Letovaltseva

Thématiques

Identité, Identités culturelles, Lutte contre les exclusions / Solidarité, Religions, Dialogue interconvictionnel

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