Responsabilité citoyenne. Programme de Matthew Lipman de « Philosophie pour enfants »

Nicole Decostre

 

UGS : 2014029 Catégorie : Étiquette :

Description

À l’éthique de conviction, qui peut entraîner des effets extrêmement dévastateurs en matière de politique ou de religion, il convient de préférer l’éthique de responsabilité, seule capable de fonder un véritable engagement citoyen, comme le préconise Matthew Lipman dans son programme de « philosophie pour enfant »

Introduction

« Par une belle journée de printemps, je suivais un sinueux sentier de randonnée dans un bois des environs quand, tout à coup, s’offrit à ma vue un lac minuscule. Pour m’en approcher, je dévalai la butte. Le chant des oiseaux m’accompagnait. M’étant arrêté dans une clairière pour jouir de la chaleur du soleil sur mon visage, divers sentiments se sont alors emparés de moi : plaisir physique, enchantement de la vue et de l’ouïe, satisfaction de me trouver là, ce jour-là, au grand air. Je ressentais en outre quelque chose de curieux, de moins distinct, un vague sentiment ressemblant davantage à de la reconnaissance qu’à autre chose, pas du tout envers quelque être précis ou identifiable. Ce sentiment flou ne s’adaptait à aucune de mes catégories familières, échappait à mes vues et à mon mode de perception habituel. »

Ce texte est extrait de Vivre sans Dieu de Ronald Aronson, professeur d’histoire des idées à la Wayne State University de Detroit, MI.

De quelle reconnaissance s’agit-il ? Pourquoi ce sentiment flou ? C’est que remercier ou implorer son dieu, inhérent au judaïsme, au christianisme et à l’islam, ne fait pas partie de la culture de l’auteur, qui est laïcisée.

La dette

Au départ, l’homme faible et ignorant se sent dépendant de forces qui le dépassent et qui le menacent et il se place dans une position de soumission aveugle à ce qu’il imagine un surnaturel. Il développe alors un sentiment de reconnaissance à l’égard de tous les éléments positifs qu’il rencontre. Y compris pour être simplement vivant. Pour lui, la vie n’est pas conquise, mais simplement donnée.

Cette idée de dette a pu se « laïciser » au fil des siècles pour devenir « anthropologique ». Ce que soulignent, par exemple, de façon assez universelle, des formes différentes de culte des ancêtres dont la forme laïcisée, plus réfléchie et plus symbolique, se présente comme une reconnaissance intellectuelle de tout ce que nous devons à notre passé, à notre histoire. On devrait élargir ce qu’on appelle aujourd’hui « le devoir de mémoire ».

Il s’agit de combattre des habitudes, des pratiques, des valeurs, des idéologies, des individus, des institutions qui entravent la liberté. Dans La Religion dans la démocratie, Marcel Gauchet constate une limitation de la conscience religieuse à mesure que les humains deviennent plus responsables d’eux-mêmes. C’est depuis l’anarchisme nietzschéen que la morale est devenue centrale par l’auto-constitution de l’individu. Non une morale du sacrifice ou du devoir, mais la morale comme pouvoir de se rendre compte à soi-même des raisons en fonction desquelles orienter sa conduite. Si la religion peut encore occuper le devant de la scène, ce n’est plus par une soumission totale des consciences à ce qu’elle véhicule (livre, écriture, parole, dogme). Loin de tout fatalisme, cela constitue une prise de responsabilité de ses actes. La conscience laïcisée devient consciente d’elle-même et de ses limites.

En toute logique, ce sentiment de reconnaissance nous impose des responsabilités et des obligations à l’égard des générations futures. Toutefois, comme nous sommes vulnérables et dépendants, ce sentiment doit être éduqué. Comme le veut Nietzsche dans Ecce Homo, nous devons prendre conscience de notre vie. Nous devons donc éveiller nos sens à l’univers, à la nature, à la terre, à la vie végétale et animale, à nous-mêmes. C’est ainsi que s’est développée l’écologie. Sujet brûlant d’actualité… Il s’agit d’une dette éthique, donc philosophique, vis-à-vis de la communauté humaine. Et même davantage, puisqu’aujourd’hui, de multiples recherches scientifiques reviennent à rapprocher – enfin – l’animal de l’humain et à fonder les droits des animaux.

Toutefois en dépit des découvertes scientifiques, beaucoup continuent à croire à une simple et globale explication de l’univers et à considérer ce qui existe comme étant le fait d’un Être suprême qu’il faut amadouer et – vanité suprême – qui s’intéresse à chacun de nous en particulier. Position qui se révèle incongrue dès qu’à l’aide de l’astronomie, de la chimie, de la physique, nous pouvons comprendre les forces cosmiques et naturelles qui nous entourent et font de nous ce que nous sommes. Si les feuilles sont vertes, on le sait, c’est parce qu’elles relèvent du processus de la photosynthèse qui utilise la lumière solaire, l’eau et le dioxyde de carbone. Nous possédons tous les mêmes structures chimiques, physiques et biologiques. Comme l’a écrit Charles Darwin : « Toutes les formes de vie ont beaucoup en commun, que ce soit dans leur composition chimique, dans leurs vésicules germinaux, dans leur structure cellulaire, ainsi que dans leurs lois de croissance et de reproduction. » Toutes les espèces animales et végétales ont évolué en trois milliards d’années à partir d’une « forme primordiale », d’un ancêtre commun, simple cellule eucaryote. Les espèces se sont modifiées et continuent à se modifier lentement par la préservation et l’accumulation de transitions légères successives. Darwin voulait détruire le mythe d’une nature harmonieuse. Nous connaissons tous les nombreuses critiques qu’il a suscitées et suscite encore, surtout chez certains religieux qui, restant au niveau de la conviction, continuent à interpréter littéralement la Bible et le Coran et restent fermement attachés à l’idée de création.

Cette dette prend bien d’autres formes. Celle qui obère le plus aujourd’hui le destin de l’humanité a pris la forme de la dette « économique », consacrée par la toute-puissance financière de la dette mondialisée. La dette économique est considérée comme fatalité à subir de façon inexpliquée et inexplicable. « L’histoire montre », explique Graeber, « que le meilleur moyen de justifier des relations fondées sur la violence, de les faire passer pour morales, c’est de les recadrer en termes de dettes – cela crée aussitôt l’illusion que c’est la victime qui commet un méfait. » Pour lui, trop d’économistes actuels perpétuent cette vieille illusion d’optique selon laquelle l’opprobre est forcément à jeter sur les débiteurs, jamais sur les créanciers. L’endettement est pour lui une construction sociale fondatrice du pouvoir. Si autrefois les débiteurs insolvables ont nourri l’esclavage, aujourd’hui les emprunteurs pauvres – qu’il s’agisse de particuliers des pays riches ou d’États du tiers-monde – sont enchaînés aux systèmes de crédit.

Nous sommes redevables aussi à notre histoire. « Histoire » faite de luttes pour la survie ou pour le pouvoir, d’évolutions et de développement, sans oublier les histoires personnelles, régionales, nationales, ethniques. Tout cela qui a abouti à notre présent, avec sa structure, ses courants sociaux, économiques et politiques. Malgré les nombreuses misères de l’histoire, nous sommes les bénéficiaires d’un monde que les générations précédentes ont construit, instrumenté, développé.

Nous sommes redevables à notre « éducation », à la « société » à laquelle nous appartenons. Un aspect particulier de cette dette est celle qui se situe au sein de certaines familles, les enfants se sentant liés inconditionnellement aux exigences et aux choix de leurs parents, tendance renforcée par l’éducation usuelle et l’idée parentale d’avoir droit à une reconnaissance de ces enfants tout simplement pour leur avoir donné la vie.

La responsabilité

Le sens de la responsabilité est aussi vieux que l’humanité. Les anthropologues l’ont observé chez nombre de peuplades primitives, soucieuses de respect de la nature, des animaux chassés comme des ennemis à qui on demande pardon et pour qui on organise des rites de réconciliation. Souvent, le chef est responsable de l’avenir du groupe. Et parfois, la charge est telle qu’il faut chercher un candidat hors du clan.

Aujourd’hui, jusqu’où va cette responsabilité ?

Il convient de réfléchir à nos responsabilités et d’analyser les problèmes moraux de notre vie.

Comment les citoyens ordinaires peuvent-ils être responsables de ce qui leur est dicté par leur gouvernement ? Jusqu’où peut-on accuser les individus d’être complice des horreurs du XXe siècle ? Le réseau de responsabilités s’étend indéfiniment.

Quelle est notre attitude face à l’injustice sociale ? Que faisons-nous pour que l’argent de l’État – notre argent – aille aux soins de santé ou à l’école plutôt qu’à l’armée ?

Pour lutter contre les injustices, la croyance religieuse conventionnelle est moralement très étroite. Ses « Tu dois » et « Tu ne peux pas » ne sont que d’une utilité très relative. Par exemple, les Dix Commandements n’interdisent pas l’esclavage. Ils ne s’attachent qu’aux comportements individuels (honorer ses parents, ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas commettre l’adultère, ne pas envier le bien de son voisin et surtout, révérer le dieu). Sam Harris dans sa Letter to a Christian Nation – devenue rapidement un best-seller – l’a bien montré.

De quel type de responsabilité peut-il s’agir ?

En nous référant à Max Weber, l’éthique de « conviction » se distingue de l’éthique de responsabilité par le fait que cette dernière répond des conséquences prévisibles de nos actes, alors que dans l’éthique de conviction, on fait son devoir parce qu’il le faut, quelles qu’en soient les conséquences. On estime alors que les bonnes intentions suffisent à l’exigence éthique. L’éthique de responsabilité débouche sur un choix raisonné. L’éthique de conviction nous montre la vie morale comme la nécessité de respecter à tout prix ses obligations. Ces dernières peuvent être fixées par la raison, mais aussi par la croyance, par le régime politique, par une idéologie, par les intérêts immédiats du groupe auquel nous appartenons. L’éthique de responsabilité est plus proche du réel, s’adapte aux circonstances. Elle est plus souple, plus réfléchie, donc plus humaine. Par exemple, on peut être amené à voler pour nourrir ses enfants. Elle est le résultat d’une démarche, d’un raisonnement. Pour porter alors un jugement le plus objectif possible, il convient de s’informer au maximum. Il est clair qu’un choix raisonné suppose une connaissance approfondie des situations. On sera dès lors en mesure de rendre des comptes et de choisir l’optimum.

Se pose le problème de la responsabilité « individuelle ou collective » et donc la question de la connaissance et d’une compréhension intellectuelle critique des situations. Si nous avons des responsabilités envers la société, elle en a aussi envers nous. Admettre une responsabilité collective est difficile dans un monde où l’individualisme extrême est encouragé.

Le primitif a eu tendance à négliger sa propre responsabilité dans l’organisation de sa vie, y voyant trop souvent le résultat d’interventions surnaturelles. Il n’a donc pas vraiment pris son destin en main. Le récit historique aussi a eu tendance à magnifier l’influence hypothétique surnaturelle, mais aussi le rôle d’hommes providentiels, déresponsabilisant ainsi des citoyens devenus passifs. Dans la famille, l’autonomie morale et intellectuelle des enfants a souvent été brimée par une sorte de sacralisation de l’autorité parentale.

Ces formes délétères de fatalisme sapent et nient les possibilités de l’intelligence humaine et désorientent la volonté, même celle de bien faire.

Il convient donc de recenser avec précision nos responsabilités et de les assumer en toute conscience, en-dehors de toute idée de péché ou de culpabilité.

Démocratie

C’est en tant que « citoyens » que nous sommes responsables. Notre monde politique est bien loin d’une responsabilité aussi écrasante et on dirait que ce sens du service public n’a cessé de se diluer dans notre modernité. De même, la responsabilité citoyenne semble s’effriter, surtout chez les jeunes. L’idée du « bien commun », qui mobilisait les révolutionnaires de 1789, tend à se perdre.

Par ailleurs, la mondialisation des pouvoirs économiques engendre une irresponsabilité. L’anonymat et l’impunité des puissances financières, le sentiment d’impuissance des populations et de leurs organes de défense se conjuguent pour détruire l’esprit citoyen et l’expérience coopérative.

La responsabilisation ne pourra se faire sans un véritable engagement des citoyens, sans une réelle formation à la citoyenneté responsable. La citoyenneté se construit. Si nous comprenons mieux les mécanismes de cette responsabilité, nous pouvons y trouver notre place et trouver des moyens, même modestes, d’influencer notre monde.

La pensée critique est évidemment indispensable et la pensée créative s’impose de plus en plus : il convient en effet d’imaginer de nouvelles politiques dans un monde qui évolue de façon accélérée.

Lipman et la responsabilisation

Évidemment, un sentiment de culpabilité et notre ressentiment face à des injustices devant lesquelles nous sommes impuissants pourraient nous inciter à chercher remède dans une psychothérapie. Or cette culpabilité et ce ressentiment entretiennent des exigences morales, éthiques. Et c’est là que la Philosophie pour Enfants peut nous aider.

C’est le moment de faire appel au programme de Matthew Lipman.

L’école traditionnelle ne convient plus. Les connaissances doivent être revues en permanence. Il faut une éducation ouverte à l’imagination et à l’intelligence relationnelle, conduisant à épanouir une curiosité polyvalente plutôt qu’une spécialisation de type industriel. D’autre part, l’école n’a plus – et de loin ! – le monopole de l’éducation. Le jeune est beaucoup plus attiré par les médias que par une école qui l’ennuie mortellement. Il importe de construire une conscience aussi lucide que possible contre toute forme de lavage de cerveau que la modernité nous impose.

Dans À l’École de la pensée, Matthew Lipman, désireux de développer l’autonomie intellectuelle des enfants, pousse à la « responsabilité cognitive ».

Qu’entend-il par là ? C’est que, si fournir des habiletés cognitives est évidemment une manière de rendre les jeunes plus capables de s’informer et de s’instruire, cela entraîne des obligations, des responsabilités, particulièrement envers eux-mêmes. Ils auront dans leur vie des décisions à prendre que personne ne pourra prendre à leur place.

Quoi de mieux qu’une communauté de recherche pour s’y exercer ? En effet, dans une communauté de recherche philosophique, les participants sont responsables de leurs interventions et de leurs choix, ils doivent donner des raisons, fournir des exemples et des contre-exemples. Les participants y sont responsables pour eux-mêmes, mais aussi envers les autres. En plus, ils s’enrichissent par la confrontation aux raisons des autres et à ce qui, d’abord, était impensable pour eux.

La communauté de recherche est l’endroit où pratiquer la démocratie. Chacun a le droit de s’y faire entendre, de donner son avis, d’évaluer les réalisations des institutions ainsi que des gens qui y travaillent, à commencer par leur école.

C’est par un dialogue constructif que les jeunes peuvent se faire une idée plus fine et plus précise des concepts de liberté, de justice, d’égalité, de personne, de démocratie.

La responsabilité sociale signifie plus que devoir rendre des comptes : elle inclut la capacité de répondre de manière appropriée à une situation problématique. Éventuellement à imaginer, de façon raisonnable, de nouvelles solutions.

Si fournir aux élèves des habiletés cognitives est une manière de les rendre plus aptes, ces possibilités accrues entraînent des responsabilités accrues, spécialement envers et pour eux-mêmes. Il y a des moments où l’on ne peut laisser penser d’autres à sa place et où il est indispensable de penser par soi-même : par la Philosophie pour Enfants, on apprend à le faire. Personne ne peut enseigner à un autre comment y parvenir, si ce n’est en le plaçant dans une communauté de recherche où les choses deviennent relativement plus faciles.

Pour une éducation politique véritable, Mark recherche sociale constitue l’outil idéal. En effet, ce qu’on a surtout cherché aujourd’hui, c’est à socialiser les jeunes, considérant que la société est une structure à laquelle ils doivent s’adapter plutôt qu’un ordre souple et ouvert qui accepte les contributions originales et leur accorde une place. Dans l’ouvrage en question, les sujets (importants ou d’intérêt mineur) ne sont pas groupés de manière formelle. Ce sont des thèmes familiers des approches traditionnelles et des programmes universitaires de civilisation contemporaine de la seconde moitié du vingtième siècle : justice, liberté et démocratie déjà mentionnés, mais aussi autorité, famille, loi, délit, amitié, division du travail, tradition, bureaucratie, diversité, communauté ou association, anomie, compétition et coopération, statut, ou encore utilisation de critères. Le jargon des sciences sociales est écarté au profit d’un langage simple, celui d’adolescents, et cherche à établir un lien entre les compétences de la pensée propres au raisonnement philosophique et un éventail d’idées représentatif des fondements conceptuels de la pensée sociale occidentale.

Pour une éducation à l’éthique, Lisa est bien sûr tout indiqué. Recherche éthique  tente de faire comprendre la conduite morale tout en faisant une recherche objective et dépassionnée à propos de situations et de problèmes moraux. Son but, explique Lipman dans son introduction, c’est de ne jamais endoctriner et d’éviter tout moralisme, mais d’aider les individus à comprendre plus clairement ce que sont leurs options morales et comment les envisager de manière critique. Il ne s’agit pas de « clarification de valeurs » ni de « prise de décision » ni de théories sur le dilemme moral. Une véritable éducation morale suppose d’amener les enfants à un optimum de compréhension : ce qu’est un critère et comment il fonctionne ; le véritable sens de ce qui est dit ; le processus du raisonnement ; les bonnes raisons ; le caractère éthique d’une situation ; la proportion entre parties et tout et leur importance relative ; l’opinion d’autrui ; les intérêts et les manques de la société à laquelle on appartient ; la nécessité de prendre en compte tous les facteurs intervenant dans une situation donnée ; la nécessité de peser les conséquences ; l’importance qu’il y a à ne pas sous-estimer ni surestimer le rôle de son propre moi dans le contexte d’une situation morale ; l’importance de saisir les intentions des autres aussi bien que les siennes ; l’anticipation d’un mal qui pourrait résulter de sa propre action, pour autrui comme pour soi-même ; et enfin, l’urgence fondamentale de prévenir des crises morales avant qu’elles ne se déclarent.

Puisque la qualité de l’information est primordiale, signalons que, pour l’éducation scientifique et l’intérêt suscité par l’écologie, le livre de Tim Sprod peut se révéler très utile. Tim Sprod applique à l’étude des sciences la démarche concrète et partagée de la Philosophie pour Enfants.

Conclusion

L’humanité n’a jamais atteint un tel pouvoir sur elle-même et sur la nature. Malheureusement, le profit maximum immédiat qui domine l’économie risque d’en faire un pouvoir destructeur sans limite ni conscience. Construire un sens de la responsabilité mondiale devient un impératif vital qu’une pédagogie telle que la Philosophie pour Enfants pourrait très bien soutenir.

L’apprentissage de la responsabilité appartient à tous les âges, même à l’enfance et à l’adolescence. La théorie de Matthew Lipman d’enseignement de la philosophie aux enfants n’est-elle pas une voie à suivre avec attention ?

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Informations complémentaires

Année

2014

Auteurs / Invités

Nicole Decostre

Thématiques

Éducation à la citoyenneté, Éthique, Philosophie, Questions et options philosophiques, politiques, idéologiques ou religieuses