Pour une spiritualité citoyenne

Éric de Beukelaer

 

UGS : 2012040 Catégorie : Étiquette :

Description

Sécularisation

Is God dead ? Le 8 avril 1966, l’interrogation barrait la couverture du Times. Par peur de choquer le lectorat américain sans doute, le prestigieux magazine mit un point d’interrogation, là où près d’un siècle plus tôt Friedrich Nietzsche (1844-1900) mettait un point d’exclamation :

« Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c’est nous qui l’avons tué ! Comment nous consoler, nous les meurtriers des meurtriers ? Ce que le monde a possédé jusqu’à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous notre couteau. – Qui nous lavera de ce sang ? Avec quelle eau pourrions-nous nous purifier ? Quelles expiations, quels jeux sacrés serons-nous forcés d’inventer ? La grandeur de cet acte n’est-elle pas trop grande pour nous ? Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux simplement – ne fût-ce que pour paraître dignes d’eux ? » (Le Gai Savoir, Livre 3, 125, 1882).

Avec sa cruelle lucidité, le philosophe-enfant tire les conclusions ultimes du projet de la modernité. Lassés des guerres de religion et s’éveillant à la subjectivité, les intellectuels d’Europe cherchèrent, et ce dès le XIVe siècle, à fonder le « vivre ensemble » sur un socle plus universel qu’une révélation religieuse. Comment ériger un système politique sans s’entr’égorger pour des questions de dogme ? L’aboutissement de pareille réflexion sonnera le crépuscule des monarques de droit divin. Le fondement du pouvoir devient graduellement profane. Dieu est exilé de la cité. Il est confiné aux sacristies et aux consciences.

Ainsi, sur une ligne de pensée proche de Descartes, le hollandais Hugo Grotius (1583-1645) s’inspire des antiques penseurs stoïciens et fonde sa pensée du droit sur la raison autonome. Pour lui, la société des hommes doit être gouvernée selon les principes de la droite raison qui fait connaître qu’« une action est moralement honnête ou déshonnête selon la convenance ou la disconvenance nécessaire qu’elle a avec la nature raisonnable et sociable de l’homme ». (Du droit de la guerre et de la paix, I chap. I, 1724) Pour le philosophe batave, il existe un « droit naturel » universel, qui fonde moralement la légitimité des lois humaines. Avec Grotius, le Créateur n’est plus que la source indirecte du droit. C’est la raison humaine et non plus la religion qui est invitée à offrir les principes fondateurs de la cité.

Son contemporain anglais Thomas Hobbes (1588-1679) réfléchit, quant à lui, selon une perspective empiriste. Il fonde le droit sur l’individu et ne s’occupe plus tant de légitimité que de légalité. Sa réflexion ne se veut pas morale, mais juridique. Pour lui, l’état de nature, c’est la barbarie. « L’homme est un loup pour l’homme », écrit-il en citant Plaute, auteur satirique romain du deuxième siècle avant J-C. L’état de nature ne peut donc que dégénérer en guerre de tous contre tous. Le remède, c’est l’état de droit. Celui-ci trouve son fondement dans une construction symbolique que Hobbes nomme « contrat social ». Dans son ouvrage Léviathan (1651), le penseur imagine que tous les individus s’unissent symboliquement en un pacte politique fondateur et que c’est sur pareil contrat que repose la souveraineté de l’État. Hobbes avait beau défendre l’absolutisme, c’est à sa suite que les libéraux proclameront bientôt : « Tout pouvoir vient du peuple. » Avec Grotius, Dieu se cachait encore dans les replis de la raison humaine. Hobbes va plus loin. Calquant sa démarche intellectuelle sur la méthodologie des sciences naturelles, qui se développent à son époque en-dehors de toute explication théologique, le penseur anglais fonde la politique en dehors de toute référence au Créateur. À l’instar des mathématiques et de la chimie, la politique et le droit deviennent des disciplines profanes. Dieu n’y a plus sa place.

Un siècle plus tard, le moraliste écossais Adam Smith (1723-1790) suivra le même raisonnement pour traiter d’économie. Là où Hobbes situe la naissance du politique dans le besoin de sécurité des citoyens, Smith voit dans l’appât du gain le moteur de la prospérité de tous. Avec Smith, les désirs d’enrichissement de quelques-uns étant favorables à tous, il devenait possible d’étudier les mécanismes marchands en ignorant les questions éthiques et, ce faisant, de séparer la science économique de la philosophie morale et de la religion. Après avoir été chassé de la politique et du droit, Dieu perdit son emprise sur l’économie. Sans doute pas aussi mort que Nietzsche le clamait – l’influence des religions sur la morale familiale perdura en Occident jusque mai 1968 – le Créateur n’en fut pas moins exilé de toute influence directe sur la gestion de la société.

La modernité en panne de fondement

La sécularisation de l’espace public a libéré l’Occident des excès d’une religion totalisante. La religion d’État avait enfanté en Europe l’Inquisition, la chasse aux sorcières, l’antijudaïsme, les guerres entre confessions chrétiennes, la lutte à mort avec l’islam, etc. Le projet « laïque » de la modernité fut donc bénéfique, mais en ce XXIe siècle, il paraît à bout de souffle : Is God dead ?, osait le Times en pleine trente glorieuses. Moins d’un demi-siècle et un onze septembre plus tard, la question paraît ringarde. God fait son grand retour et celui-ci inquiète. Aux quatre coins de la planète, un néo fondamentalisme fleurit et prospère grâce aux fruits de l’ultra modernité que sont internet et la mondialisation. Le phénomène se rencontre dans toutes les religions – et même chez les laïques philosophiques –, mais c’est l’islam qui lui offre pour l’instant son terreau le plus fertile. À la sécularisation occidentale, les islamistes opposent un projet de société globalisant sous la dictée des préceptes coraniques. Pareille perspective fait peur. Au spectre d’une sharia dominant le monde répondent, dès lors, de nouveaux mouvements politiques, ouvertement populistes et paisiblement xénophobes.

Raidissements liberticides des premiers versus généralisations simplificatrices des seconds. La société semble en panne de valeurs qui puissent servir de boussole dans la tempête. Nietzsche avait averti du danger. Il ne pleurait pas la sécularisation, mais se demandait quel projet moral elle proposerait pour guider la société :

« En renonçant à la foi chrétienne, on se dépouille du droit à la morale chrétienne. Celle-ci ne va absolument pas de soi (…). Le christianisme est un système, une vision des choses totale et où tout se tient. Si l’on en soustrait un concept fondamental, la foi en Dieu, on brise également le tout du même coup : il ne vous reste plus rien qui ait de la nécessité. » (Le crépuscule des idoles, Incursions d’un inactuel, §5. – 1888)

Je suis de ceux qui pensent que la modernité n’a pas dit son dernier mot et qu’une saine sécularisation organise au mieux la cohabitation pacifique entre citoyens de toutes convictions philosophiques. Cependant, il est un peu court de ne voir dans le fondamentalisme religieux qu’une menace. Oui, les fous de Dieu sont des adversaires, mais parfois ils posent de bonnes questions. En organisant la vie politique en dehors de toute référence au divin, nos sociétés se sont trop souvent bâties sur la prospérité matérielle pour unique valeur. La bourse y est devenue le temple au cœur de la cité. Et ceci fonctionna plutôt bien pendant quelques générations, mais ne peut se maintenir à long terme. Une société principalement fondée sur le matérialisme n’est pas féconde. Au bout de trois générations, elle s’essouffle, avant d’imploser.

La modernité se veut fille de la tolérance : que chacun vive dans le respect de l’ordre public et pour le reste selon les règles de sa conscience. Par-dessus tout, que tous profitent de la vie ! Le nouvel impératif moral qui régit notre monde n’est plus religieux. Il s’agit du dogme social du bien-être : Sois heureux, bien dans ta peau, en harmonie avec toi-même et donne-toi les moyens pour ce faire. Ce principe se trouve tout naturellement allié aux impératifs catégoriques du marché économique : Pour te réaliser, consomme, consomme… car tu le vaux bien ! Société de consommation aidant, les chemins du bonheur n’ont jamais été aussi nombreux, d’autant plus que la sécularisation a renversé la plupart des barrières sociales, idéologiques, ou morales à la félicité. Nos grands-parents pouvaient justifier le fait d’être malheureux par des causes externes : Je n’ai pas pu épouser celle que j’aimais, exercer la profession que je voulais, habiter là où je me sentais chez moi,… Aujourd’hui, celui qui évoquerait de telles raisons pour justifier un mal-être, se verrait sermonné par son entourage : Tu étais libre de le faire. Sans doute, n’étais-tu pas assez à l’écoute de toi-même, ou n’as-tu pas eu le courage d’aller jusqu’au bout de ton désir ?

Fais ce que tu veux de ta vie, mais sois heureux. Telle est généralement la loi sociale suprême. Paradoxalement, ce culte du bien-être aboutit souvent à l’effet inverse. L’état de santé mentale de notre ultra modernité n’est pas brillant et les psys en tous genres ne savent plus où donner de la tête. D’ailleurs, quand on a besoin d’un avis autorisé sur un sujet humain dans un talk-show télévisuel, les psychologues sont consultés comme nouveaux prêtres du bien-être. (Quand un ecclésiastique est convié sur le plateau, c’est plutôt à titre d’ajout… folklorique). Nous sommes passés des névroses causées par l’éducation puritaine de nos grand-mères, à un état de dépression larvée hautement contagieux. C’est le fameux spleen dont la jeunesse dorée des grandes villes européennes fut la première victime vers la fin du XIXe siècle.

La modernité vante l’épanouissement et la jouissance – carpe diem ! –, mais tombe en panne quand il s’agit d’expliquer au nom de quel idéal l’homme se doit d’être heureux : ça, c’est une question personnelle. À chacun d’y répondre pour soi. Facile à dire, pas si facile à assumer… Ce qui tue l’humanité en l’homme, c’est l’ennui d’exister. Quand le désir de vivre n’est plus alimenté par une curiosité qui le pousse à mener plus loin l’aventure, alors le cœur se dessèche et s’installe alors une mélancolie diffuse qui ternit jusqu’aux joies les plus naturelles. C’est ce que vivent beaucoup d’Occidentaux. Ayant, de plus en plus jeune et sans trop de contraintes, accès aux plaisirs – confiseries, jouets, loisirs, alcool, sexe – ils se retrouvent bien vite blasés et face à eux-mêmes. Parallèlement, la vie n’est un long fleuve tranquille que pour de rares privilégiés. Crise économique et mythe de la compétitivité oblige, il s’agit de se surpasser constamment pour conserver son pouvoir d’achat. Vient alors immanquablement la question qui fait mal : Pourquoi cette vie en tourbillon et le stress qu’elle engendre ? Tout cela a-t-il bien un sens ?

Le taux de suicide est un indicatif fort de l’état de la santé mentale d’une population. En ce début de XXIe siècle, il n’est pas faux d’affirmer que beaucoup d’Occidentaux vivent dans un confort matériel infiniment supérieur à celui des empereurs du Moyen Âge. Au milieu d’une telle abondance – image du paradis pour les hommes du passé et véritable eldorado pour tous les affamés de la planète – le suicide est curieusement une cause majeure de décès. Ceci est tout particulièrement vrai pour la tranche d’âge se situant entre vingt-cinq et quarante-cinq ans, soit l’âge béni où jeunesse du corps se conjugue avec maturité de l’esprit. Il est paradoxal de constater que les comportements de mort frappent durement la population la plus argentée de la planète et, ceci, dans la fleur de l’âge. Non, décidément, l’homme ne vit pas que de pain. (Matthieu 4,4).

Comment, dès lors, s’étonner que les fondamentalismes et leurs recettes de salut prêt-à-penser prolifèrent sous nos contrées libérées ? Ce ne sont pas les fils de Berbères qui grossissent les troupes d’Al-Qaida, mais bien de jeunes intellectuels musulmans, formés au sein de nos meilleures universités occidentales. Puisque la mort de Dieu a enfanté une culture de la mort de l’homme raisonnent-ils, rejetons-la en bloc et battons-nous pour qu’advienne une société où Dieu reprend la main. Raisonnement facile, mais diablement efficace quand il capitalise sur l’angoisse existentielle et le repli identitaire.

Comment réagir ? Non pas en distillant le message : Vous voyez où mène la sécularisation ? En proclamant la mort de Dieu, les hommes vivent en enfer ! À chaque époque, des prêcheurs zélés se sont levés pour attribuer les malheurs du temps à l’impiété de leurs contemporains. À croire que, depuis la venue du Christ, les choses n’ont fait qu’empirer. Non, je suis de ceux qui pensent que l’Occident n’a pas à rougir de la société sécularisée qu’il a mise au monde, même si beaucoup reste à accomplir et que de nombreux « dégâts collatéraux » sont à corriger.

Je plaide plutôt pour un « nouveau contrat social » qui fonde nos sociétés sécularisées sur un projet d’ordre spirituel. À la suite de Nietzsche, le XXIe siècle découvre que la mort de Dieu mène non seulement à une perte de repères religieux, mais également à l’effritement des valeurs objectives et universelles que ceux-ci charrient. Or, sans valeurs « sacrées », comment proposer la démocratie ? Dans sa forme la plus assumée, le nihilisme rend problématique de se réclamer d’un socle de références inviolables. Les droits de l’homme sont, dès lors, relégués au rang de simple vœu pieux, fruit d’une culture éphémère. Telle serait la « dictature du relativisme », tant décriée par Benoît XVI.

La spiritualité, fondement de la sécularisation

Ce « nouveau contrat social », quel en sera le fondement ? S’agit-il ici d’un plaidoyer insidieux pour un retour du religieux en politique ? Pour répondre avec pertinence, il ne faut pas se laisser enfermer dans le piège de la question. Celle qui consiste à ne considérer comme « vrai démocrate » que le citoyen qui pense que tout ce qui relève du religieux est à reléguer dans le domaine du privé. Je m’inscris en faux contre pareil slogan qui impose aux croyants de mettre leurs convictions les plus intimes entre parenthèses dès qu’ils entrent dans l’espace public. La vie publique ne peut se déployer que sur des convictions philosophiques. Celui qui bannit les religions de l’agora, élève par la même occasion la non-croyance au rang de religion d’État. Et cela est inacceptable. Un État où seuls les agnostiques et les athées auraient le droit de défendre leurs convictions en public et où les citoyens religieux auraient tout juste licence de se faire discrets, n’est pas digne de la démocratie.

Il est donc erroné d’affirmer que les religions – tout comme les convictions athées ou agnostiques – ne font partie que de la vie « privée ». Non, comme toutes convictions, elles font partie de la vie intérieure – ce qui est bien différent. En effet, l’intériorité d’une conscience ne peut se substituer au débat politique, mais elle le féconde. Elle s’invite donc, de par le poids de son influence, dans le débat citoyen.

En démocratie, les convictions de chaque citoyen sont très légitimement diverses et la sécularisation a chassé tout référencement religieux commun. Reste alors à trouver ce « socle commun » transcendant qui puisse, par un « nouveau contrat social », fonder les droits de l’homme. Selon moi, il ne peut s’agir que de l’élan spirituel qui anime tout homme, quel que soit le nom qui lui est donné. Dans notre société, celui-ci est le moteur des idéaux et des élans philanthropiques qui corrigent la dureté de la vie économique. Cela reste cependant de l’ordre de l’initiative privée : on applaudit l’abbé Pierre et verse une obole aux médecins sans frontières. Je pense qu’il s’agit de faire de cet élan spirituel un enjeu public – une « culture d’État » à inscrire en en-tête de nos constitutions et à enseigner dans nos programmes scolaires avec autant de sérieux que le calcul ou la grammaire. Contre le nihilisme cynique et désabusé – qui condamne les droits de l’homme à n’être qu’un jeu de dupes – je plaide pour une approche spirituelle de la vie, qui unisse les citoyens de toutes convictions croyantes, agnostiques et athées, autour d’un projet de société digne de l’humain. Un projet dont l’ambition n’est pas que de faire augmenter le pouvoir d’achat et baisser les impôts.

Pour en revenir à Nietzsche, celui-ci écrivait avec pertinence que la « mort de Dieu » ne pouvait signifier la fin des valeurs. Sans fondement éthique, une société se désagrège en trois générations, ou alors cherche son refuge dans la peur. Le fait que – par manque d’autodiscipline budgétaire et économique – depuis plus d’un demi-siècle, l’Occident ait vécu à crédit, en endettant la prospérité des générations à venir et en sur polluant la planète, doit nous interroger. Et l’actuelle montée des populismes et fondamentalismes en tous genres comme réactions aux dérégulations mondiales ne peut non plus nous laisser sans réflexion. Voilà pourquoi je maintiens qu’une démocratie n’est durable que si elle se fonde sur une éducation et un engagement spirituel de tous ses citoyens – dans le strict respect de leur liberté de conscience. L’éducation à la spiritualité est un enjeu collectif et citoyen qui enseigne que vivre, c’est mourir au passé et aux regrets, pour naître au présent et à l’engagement. Je crois en une politique dont le projet constitutionnel est d’apprendre aux générations montantes que les droits de l’homme ne sont pas d’abord des acquis à exiger, mais bien un idéal commun dont chacun hérite et porte la responsabilité. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons proclamer sans hypocrisie qu’Hitler a vraiment perdu la guerre.

Pour dire les choses encore autrement, ce n’est pas l’athéisme théorique qui est un obstacle à l’humanisme, mais bien le nihilisme pratique. Une société des droits de l’homme peut fort bien mettre en doute l’existence de Dieu, mais non pas vivre comme si aucun enjeu social n’avait de l’importance. C’est ainsi que doit, selon moi, se comprendre la fameuse interpellation d’André Malraux. Répondant en 1955 à une question envoyée par le journal danois Dagliga Nyhiter portant sur le fondement religieux de la morale, il conclut ainsi sa réponse : « Depuis cinquante ans la psychologie réintègre les démons dans l’homme. Tel est le bilan sérieux de la psychanalyse. Je pense que la tâche du prochain siècle, en face de la plus terrible menace qu’ait connu l’humanité, va être d’y réintroduire les dieux. » Quant à la foi ou la non-foi de chacun – je le répète – elle ne peut être confinée à la sphère du « privé », puisqu’elle est le soubassement qui nourrit la spiritualité citoyenne. Par contre, dans une société politiquement laïque, toute démarche religieuse, athée ou agnostique est de l’ordre de l’intériorité. Elle inspirera le discours politicien, mais ne peut devenir la grammaire du débat politique. Aucun parlement au monde ne tranchera jamais la question de la mort de Dieu… Quelqu’un n’a-t-il pas dit : « Rendez à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu ? » (Matthieu 22,21)

1 173 vues totales

Informations complémentaires

Année

2012

Auteurs / Invités

Éric de Beukelaer

Thématiques

Foi, Laïcité, Matérialisme, Spiritualité