Pour une nouvelle morale laïque, cœur battant de la cause républicaine

Charles Coutel

 

UGS : 2012028 Catégorie : Étiquette :

Description

« Il faut savoir ce qui doit être pour bien juger de ce qui est. »
Jean-Jacques Rousseau

 

C’est avec reconnaissance que nous accueillons le retour de la République, amie des Sciences et des Arts. En humanistes et amis de la « raison », nous lisons la référence du nouveau président de la République à Jules Ferry et à Marie Curie comme une invitation à travailler à la défense de la cause républicaine et laïque.

Ce rétablissement des liens distendus entre la République et la rationalité scientifique guide les propos de ces quelques pages, lesquels posent la question de ce que peut apporter l’approche d’un philosophe humaniste et républicain, complétant la nécessaire clarification de l’historien, devant la question : « Quelle morale laïque pour quelle République et quelle école républicaine ? »

Nous tenterons de cerner cette question avec Condorcet dans une main et Gramsci dans l’autre.

Notre propos abordera trois points :
– tout d’abord, nous indiquerons pourquoi la question de la morale laïque est aujourd’hui importante, voire urgente, tant notre situation générale est grave.
– nous relèverons ensuite les malentendus et les illusions qui diffèrent la prise de conscience de cette urgence ; certains dangers ne nous apparaîtraient-ils pas ?
– Enfin, nous avancerons quelques propositions plus concrètes et programmatiques pour contribuer à la refondation de la cause républicaine en intégrant une morale laïque et rationnelle, tournée vers l’avenir.

Pourquoi la question de la morale laïque est-elle si importante aujourd’hui ?

Si l’on suit les conclusions du groupe de réflexion animé par Pierre Larrouturou, une crise multidimensionnelle majeure est devant nous : dettes souveraines sans fond, bulle immobilière en Chine, crise de l’euro, défis écologiques, incertitudes politiques : tout est en place pour un tsunami politico-économique. Ces constats invitent donc à la gravité, car le temps presse ; mais trop souvent dans ces analyses, la dimension morale est négligée, quand il s’agit de penser les solutions pour éviter le pire (les explosions des violences et des inégalités, le retour de la barbarie…).

Or, la tradition républicaine et rationaliste française nous arme pour anticiper les crises : il est vrai que le 15 mai dernier, deux hommages supplémentaires à Condorcet, fondateur de l’Instruction publique, et à George Clemenceau, le Père la victoire, auteur du magistral Discours pour la liberté (édité par Charles Péguy en 1904), auraient encore souligné le trait.

La philosophie républicaine ne produit pas seulement un modèle intégrateur dynamique, elle suit aussi une méthode émancipatrice pour éviter le retour des tyrans et des gourous. Mais pour cela, et avec tous les grands républicains que nous venons d’évoquer, il faut réaffirmer haut et fort cette thèse héritée des Lumières : le progrès des lumières générales est la condition du progrès des lumières politiques. Il est de l’intérêt de la vérité et du bien commun que tous les citoyens et futurs citoyens s’en inquiètent. Cet apprentissage collectif de la raison est émancipateur, car il laisse toute sa place au doute et sait s’autolimiter.

Pour ce faire, la question de la morale laïque est centrale, car elle invite, avec Rousseau, à questionner ce qui est (notre situation critique) à partir des valeurs et des principes pour lesquels certains n’hésitèrent pas à donner leur vie : liberté, égalité, fraternité, laïcité, justice, solidarité, dignité et humanité. Intégrer la question de la morale laïque dans notre identité humaniste et républicaine revient à tenter le difficile effort de remonter de la « politique » vers la « mystique » républicaine qui nous unit : ce terme est pris ici au sens de Péguy dans Notre jeunesse. En effet, cet effort peut nous mettre sur le chemin de la grandeur, en renouant avec une « esthétique de l’admirable », esquissée par notre évocation précédente de certains bienfaiteurs de l’humanité. Par la morale laïque et l’esthétique de l’admirable, il est possible de refonder l’amour de la République.

Mais pour rendre possible cette indispensable refondation philosophique de la cause républicaine, il convient de nous livrer à un douloureux travail critique : repérer les malentendus et illusions qui nous aveuglent sur nous-mêmes et sur notre situation inquiétante.

De quels malentendus et illusions nous faut-il prendre vite conscience ?

De longues années d’opposition au néobonapartisme prédateur que nous venons de subir ont non seulement épuisé les républicains et les humanistes, mais elles les ont souvent désarmés idéologiquement et philosophiquement. À leur insu, les républicains ont intériorisé les mots et les slogans des ennemis de la République. La haine de la culture classique et humaniste a contribué à un certain anti-intellectualisme ; se sentant abandonnés, certains citoyens ont cru que l’exercice de leur citoyenneté se résumait à la simple défense de leurs corporatismes respectifs… Devenant cyniques par amertume, la question de la morale laïque se dissolvait peu à peu à leurs yeux. Isolés, ils se crurent seuls.

Mais, aujourd’hui, cette analyse des ravages de ce conformisme libéral dans les rangs des républicains, par le jeu d’une certaine « pensée unique », ne suffit plus. Il faut aller plus loin, comme nous y invitent les grands esprits évoqués précédemment. Il y va certes de l’estime de soi, mais surtout du sort même de la République. Détenir tous les pouvoirs crée de nouveaux et impératifs devoirs. Il faut aller vite sans céder à la précipitation ; il faut lire Condorcet avec Gramsci…

Cinq malentendus, qui sont autant d’illusions, contribuent à masquer l’urgence de cette nécessaire refondation d’une nouvelle morale laïque au sein d’une République qui risque fort d’être malmenée par la crise qui dure et peut empirer.

C’est d’abord l’illusion « pédagogiste » ou encore « scolariste », dont l’origine a été étudiée par Samuel Toméï. Il reviendrait à la seule école républicaine (ou à la seule formation des maîtres) d’enseigner les éléments de cette morale laïque en prônant la liberté individuelle, la liberté de penser et de conscience, et en rompant avec toute matrice confessionnelle. Or, ces exigences sont indispensables, sont-elles pour autant suffisantes ? La tradition de la morale laïque, héritée de la Troisième République, s’est vite réduite à une très confuse « éducation à la citoyenneté », de moins en moins présente dans la formation initiale des enseignants. Pour couronner le tout, le questionnement éthique se trouve réduit, lors des concours de recrutement, à une simple approche déontologique du « fonctionnaire responsable »… C’est à l’école d’en parler mais… elle en parle de moins en moins ! Comment faire comprendre que la défense de la cause républicaine repose sur une synthèse historique, éthique et théorique complexe qui requiert du temps et des enseignants compétents ? Cette marginalisation du questionnement éthique dans la formation des enseignants est contemporaine de la dilution des valeurs de rationalité, du fait de l’hégémonie des pédagogies constructivistes présupposant que l’élève est capable de « reconstruire » des savoirs… qu’il ne connaît pas. Tout devient implicite : l’élève est renseigné, il n’est quasiment plus enseigné…

Dans le même temps, à côté de cette première « illusion scolariste », sévit une illusion relativiste, laquelle bénéficie de la caution d’un certain « sociologisme » (différent de la sociologie). Notre conscience individuelle dépendrait de nos conditions sociales de formation et d’éducation. Notre « conscience morale » serait un artifice issu de notre milieu social et de notre « culture » proche. Dès lors, si tout est « culturel », pourquoi demander aux élèves de s’instruire et de se cultiver ? Là réside l’origine de de la crise actuelle de la relation entre les enseignants et les élèves : le « bavardage » continu est induit par cette marginalisation des savoirs et de la culture humaniste classique. Nous sommes aux antipodes d’une quête commune d’un « admirable » qui nous tirerait vers le haut. Or, l’idée même de « morale laïque » ne présuppose-t-elle pas à la fois l’autorité des maîtres et l’existence de normes acceptées, au service de valeurs partagées ? Ce relativisme fait le jeu du communautarisme vite ethnicisant, voire obscurantiste : il dissout les notions même d’universel et de responsabilité.

Troisième malentendu, le malentendu clérical, contemporain des deux premiers, et très récemment encore entretenu par les bonapartistes, énonce : la diffusion, voire l’enseignement, des valeurs morales, serait l’affaire des seules religions (se souvenir du discours de Latran, affirmant la « supériorité » des différents responsables religieux sur les instituteurs pour toutes les choses « morales »…).

Or, c’est oublier un peu vite que l’esprit de la loi de 1905 affirme que les religions relèvent de la seule sphère privée et que la République se doit, certes, de connaître tous les cultes, mais aussi, tout en respectant la conscience de chacun, de réunir les conditions d’un réel questionnement éthique non confessionnel, fondé sur le respect de la dignité de l’homme. Cette illusion « cléricale » doit et peut cesser, surtout si les républicains s’avisent d’affirmer que les champs de la spiritualité et de l’éthique débordent le domaine du confessionnel, domaine à respecter scrupuleusement, bien entendu, car il concerne les convictions intimes et personnelles.

Ces premiers trois malentendus sont redoutables. Pédagogisme, relativisme et cléricalisme masquent l’urgence de la refondation d’une morale laïque. Cependant, leur capacité mortifère est bien moindre que celle des deux derniers malentendus que nous allons présenter. Ils sont en effet si répandus que personne ne semble en prendre la mesure, et appellent à une intervention de la puissance publique.

Pour présenter simplement ces deux illusions qui constituent autant de dangers, il convient d’opérer deux détours historiques et philosophiques : l’un par Tocqueville et l’autre par Péguy.

L’urgence de la refondation d’une morale laïque pour le siècle qui vient passe par une méditation sur l’analyse critique proposée par Tocqueville autour de ce qu’il nomme la « tyrannie de la majorité ». Les citoyens parfaitement démocrates glissent peu à peu du respect (non discutable) du vœu majoritaire vers une véritable idolâtrie majoritaire qui tue tout esprit critique et produit un conformisme complaisant : on ferme ainsi les yeux sur la corruption de ses propres amis politique parce qu’ils seraient du même parti… Sur ce point, Tocqueville est sans pitié dans De la Démocratie en Amérique :

« La majorité trace un cercle formidable autour de la pensée, le plus léger reproche la blesse (…) et il faut qu’on loue depuis les formes de son langage jusqu’à ses plus solides vertus (…) la majorité vit dans une perpétuelle adoration de soi ».

Or, fonder une morale laïque implique de ne jamais céder, sur le plan éthique, au conformisme et au suivisme majoritaire (nous savons ce que peut recouvrir la redoutable « discipline de parti »…).

On doit à Péguy (qui paya cette audace au prix fort…) d’avoir bien analysé le processus de la dissolution du questionnement éthique au sein de la République. Cette logique explique le glissement imperceptible de la « mystique » vers la « politique » républicaine.

Son analyse, encore largement méconnue, repose sur une illusion partagée par tous les partis : l’illusion économiste, laquelle est largement partagée du fait de l’ampleur de la crise actuelle… et de celle qui vient. On prétend qu’il faut s’occuper tout d’abord du « plein emploi », hausser le pouvoir d’achat ou le niveau de vie, ou encore de combler les déficits. Bien entendu, personne ne nie le caractère indispensable de ces priorités. Mais ce qui semble « prioritaire » est-il « primordial » ? N’est-il pas encore plus important de se préoccuper de notre croissance commune en humanité et en hospitalité ?

D’où vient cette omission de la morale, que porte cet économisme productiviste et financiariste à courte vue ?

Péguy répond : vous avez oublié la triple nature du capitalisme du monde moderne en vous arrêtant à la dénonciation du seul « capitalisme d’argent », notamment en suivant Marx de trop près. Or, il y a deux autres capitalismes qui vous éloignent à la fois de la cause républicaine et de l’estime de vous-mêmes.

Voyant les comportements des Guesdistes, Péguy évoque les ravages d’un véritable « capitalisme d’hommes » qui, par l’électoralisme, voit en chaque citoyen un suffrage à comptabiliser et non plus une personne à instruire et à cultiver, ou un frère en humanité. Cet électoralisme vite populiste, voire démagogique, se fait volontiers « misologue », haïssant la raison et la culture générale classique et humaniste, les taxant à bon compte d’« élitistes »… De ces ravages anti-intellectualistes, effets de l’électoralisme, un Clémenceau ou un Jaurès ont su se préserver. Mais ce « capitalisme d’hommes » nourrit vite le grégarisme majoritaire dénoncé par Tocqueville et a comme conséquence la marginalisation de la question même de la « morale laïque », dont on se préoccupera (c’est juré !) quand on aura gagné… les élections !

Péguy montre, c’est l’illusion la plus redoutable, que le capitalisme moderne triomphe dans un certain « Parti intellectuel », lequel fait triompher un « capitalisme de soi » : chacun, au sein d’une corporation bien choisie, fait de son ego un capital dont les honneurs, les distinctions et les avantages seront les dividendes. Ce groupe de privilégiés sans scrupules ose tout pour profiter de ses positions et ajuste ses valeurs à ses intérêts. Ce dernier capitalisme rend impossible l’émergence d’une force collective soucieuse du bien commun. Péguy dit même que beaucoup désigneront comme « traîtres » ceux qui auraient l’audace de critiquer ces trois capitalismes à la fois. Mais Péguy ne s’arrête pas là : il analyse le processus intellectuel général qui marginalise la question même de l’utilité de la morale laïque.

L’idée de confronter ce qui est avec ce qui doit être (si l’on suit Rousseau ou Kant) ne paraît pas nécessaire pour un esprit victime de l’illusion « orléaniste ». L’orléanisme pour Péguy est le processus d’ensemble, caractéristique du modernisme scientiste et capitalistique (à tous les sens du terme) selon lequel celui qui vient après se juge « supérieur » à celui qui existait « avant » : pour cela on va accumuler les savoirs (réduits à des informations), les dividendes, les distinctions, les suffrages (et si possible, tout cela à la fois). Ce succès vaudra « réussite » et « supériorité morale ». Plus besoin de « culture générale » : son retour au sein des concours sera un vrai marqueur d’humanisme pour le nouveau pouvoir.

Clémenceau, ami de Péguy, fit tomber Jules Grévy, lequel couvrait un vrai trafic de décorations orchestré par son gendre… qui occupait un bureau à l’Élysée. Ce scandale montre jusqu’où peut aller la collusion de ces trois capitalismes… dans la dissolution orléaniste de l’idée même de morale laïque. Contre ce risque de corruption, liée au pouvoir, la signature d’une charte déontologique et la diminution de salaire sont autant de signaux positifs.

Mais est-ce pour autant suffisant ? L’orléanisme de la République triomphe aussi dans le danger « jeuniste », dramatiquement hégémonique. Ce danger repose sur une fiction : n’a-t-on pas l’âge de ses préjugés, de son inculture ou de son immaturité plus que celui de ses artères ? De cela, un Platon ou un Confucius nous avertissent en permanence.

Attention donc quand nous utilisons ensemble et sans recul critique, les termes de « croissance », de « parité », de « jeunes », de « diversité » : ces termes « flattent », mais nous éloignent souvent des principes et des valeurs de la cause républicaine.

L’analyse de Péguy se révèle donc d’une étonnante utilité pour nous aider à prendre la mesure du travail critique qui nous attend afin de refonder une morale laïque tournée vers l’avenir. Ce travail doit s’intégrer dans l’élaboration d’une pédagogie générale de la laïcité, dont la morale laïque serait le cœur.

Une fois ces malentendus, illusions et dangers repérés, osons proposer quelques chantiers d’ordre programmatique.

Vers une refondation permanente de la morale laïque : trois chantiers à ouvrir

Une pédagogie critique d’une morale laïque tournée vers l’avenir suppose une pédagogie plus générale de l’esprit républicain dont l’exemplarité des élus de la République est l’épreuve quotidienne.

De même, la puissance publique, qui se veut républicaine, et donc soucieuse de l’Instruction publique, est attendue sur le dossier de la formation des enseignants. Passons vite à une approche juridico-philosophique de l’école républicaine en lieu et place d’une matrice psychopédagogique.

Trois chantiers me semblent importants pour donner force et vigueur à cette nécessaire refondation d’une morale laïque dans notre République.

Premier chantier: lutter contre la régression compassionnelle des esprits et des comportements dans les domaines du lien, du soin, de l’éducatif ou du politique. Le déferlement actuel des « bons sentiments » est strictement contemporain de l’autoritarisme managérial. N’a-t-on pas vu des slogans cléricaux fleurir parmi ceux qui entendent défendre l’idéal laïque (Yes we care !…) ? Or, « bercer n’est pas instruire » nous avertit le philosophe Alain.

Préférons la pratique de la sollicitude à la confuse et complaisante « compassion ». La sollicitude, comme la raison scientifique, sait s’autolimiter dans les relations à autrui : il s’agit bien entendu d’aider, mais sans envahir. Relever vite celui qui est à terre, au lieu de se demander pendant des lustres… pourquoi il est à terre ! La sollicitude, c’est la morale laïque en acte et tout de suite ; c’est aider sans condition et dans le respect de l’autre homme, en dehors de cette fadaise cléricale qui prétend que l’on peut « se mettre à la place » de l’autre. La sollicitude, elle, est guidée par un souci d’hospitalité qui nous situe bien en amont du « donnant-donnant » ou du « gagnant-gagnant » orléaniste et capitalistique. Pratiquer la sollicitude, c’est fraterniser tout de suite.

Deuxième chantier: mener la lutte idéologique et philosophique partout où cela est possible pour débusquer les pièges que la pensée libérale tend aux républicains. Repérons les causes de la production de comportements humiliants dans les institutions ou dans les entreprises. Pour cela, faisons tout pour nous réapproprier l’unité et la cohérence des principes et des valeurs humanistes et républicaines. Cette unité est manipulée par tous ceux qui pillent actuellement la philosophie et la tradition républicaines. Ce travail critique suppose que nous devenions « intraitables » devant les manipulations du lexique républicain et humaniste par les ennemis de la République. Il nous faut intensifier collectivement la lutte philosophique et politique (de nouveau, Gramsci !). Redisons que la refondation d’une « Instruction publique » du XXIe siècle est une priorité.

Troisième chantier : réunir au plus vite des « États généraux de la cause républicaine », par exemple d’ici fin 2012, pour la célébration de notre République. Que des cahiers de doléances soient déposés à chaque ministère après l’analyse de témoignages précis sur ce que les acteurs subissent au quotidien et après le vote de propositions simples et claires, formulées dans l’intérêt de tous les citoyens et en ayant en tête le long terme.

Il nous faut toujours échanger, certes, nous rencontrer, certes, mais il nous faut nous battre et défendre la République en nous engageant énergiquement pour elle.

Une cause se défend : gardons bien à l’esprit que notre idéal humaniste, social, laïque et moral est le cœur battant de la cause républicaine.

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Informations complémentaires

Année

2012

Auteurs / Invités

Charles Coutel

Thématiques

Ambitions de la laïcité, École / Enseignement, Éducation, Laïcité, Questions et options philosophiques, politiques, idéologiques ou religieuses