Lettres d’un professeur ou « Une journée avec Monsieur Rasse »

Stéphane LOURYAN

 

UGS : 2013006 Catégorie : Étiquette :

Description

Introduction

Prologue

Un timide soleil, voilé par de la brume, éclaire le parc de Bruxelles, c’est le matin. La séance ordinaire de l’Académie royale de Médecine de Belgique commencera dans trois quarts d’heure.

Arrivé sur place largement en avance, j’arpente les allées du parc.

Devant moi apparaît le bassin, asséché, car nous sommes en hiver.

Je cherche des yeux le banc où, il y a une vingtaine d’années nous avions coutume de nous asseoir, pour deviser de littérature, de philosophie, de l’Antiquité.

Je m’y assieds, et demeure pensif, seul, dans ce froid matin d’hiver.

Monsieur Rasse, où êtes-vous ?

Une journée buissonnière

Nous avions l’habitude de nous retrouver à la Taverne du Passage, dans la galerie de la Reine, une ou deux après-midis par an.

J’étais d’abord étudiant en médecine, puis jeune assistant d’anatomie à la Faculté de Médecine. Lui fut mon professeur de latin à l’athénée royal d’Ixelles, pendant deux ans.

Nous visitions une exposition ; il y en avait toujours une dans les salles polyvalentes des banques installées au centre de la ville, à l’époque où ces établissements étaient encore des protecteurs des arts et des sciences.

Ensuite, nous montions au parc, pour nous asseoir côte à côte est et parler… Aucun sujet n’était négligé, sauf les plus personnels. Il m’écoutait, me donnait son opinion, tentait d’infléchir mes intérêts vers le beau, le vrai, le permanent.

Il avait toujours, sous le bras, un journal vieux d’un an au moins, pour lire avec un certain détachement les choses qui paraissaient essentielles lorsque le journal est paru, et qui, une année plus tard, se révélaient petites, vaines et sans lendemain. Il y avait un peu dans ces rencontres quelque chose qui ressemblait aux soirées avec M. Teste de Paul Valéry.

De nombreuses années après son décès, à l’âge de quatre-vingt-quatre ans, son petit-fils Philippe, comédien, m’a contacté. Il voulait écrire une pièce de théâtre sur la transmission. Il avait apprécié les mots que j’avais prononcés au crématorium. Le projet est toujours en jachère, mais nous avons pu sympathiser, et c’est peut-être cette de perspectives qui me pousse à rédiger le présent texte

M. Rasse

Il s’appelait Georges Rasse, et il m’enseigna la langue latine durant mes deuxième et troisième années d’enseignement secondaire à l’Athénée royal d’Ixelles. Sa retraite anticipée, en 1972, m’empêcha de profiter plus durablement de son enseignement.

Né à Saint-Gilles le 15 février 1914, il effectua ses classes secondaires à l’Athénée de Saint-Gilles, où il bénéficia des leçons de Pierre Gilbert, qui termina sa carrière en tant que professeur à l’Université libre de Bruxelles (ULB), et conservateur des Antiquités égyptiennes au musée du Cinquantenaire. Après de brillantes études de philologie classique à l’ULB, Georges Rasse fit ses débuts dans l’enseignement à l’athénée d’Arlon, où il rencontra en une collègue latiniste comme lui, celle qui devint son épouse pour la vie. Demeuré Bruxellois de cœur, il saisit la première occasion pour réintégrer la capitale, où il rejoignit l’Athénée royal d’Ixelles, pour ne le quitter qu’à sa retraite, qu’il prit anticipativement, car il ne se « reconnaissait plus » dans les métamorphoses qu’avait subies l’enseignement, notamment l’arrivée de l’enseignement « rénové », qui connut à Ixelles un champ assez précoce d’expérimentation.

Au physique, c’était un petit homme sec, à la chevelure noire et drue, qui circonscrivait sous forme de deux saillies symétriques une légère calvitie postérieure. Il avait le front bombé, le menton volontaire, les sourcils broussailleux ; la voix était grave. Pour peu, on l’eût pris pour un méridional, d’autant qu’il portait toujours un chapeau de feutre assez large et sombre, comme on en met en Italie le dimanche pour aller à la messe. Habillé de costumes sombres et discrets, il était dans l’école assez solitaire, ne se mêlait que rarement à ses collègues et était peu prolixe. Son nom, m’avait-il dit, était d’origine helvétique, et de citer une rivière de la confédération appelée « La Rasse ». Il avait d’ailleurs pour les Alpes suisses une sympathie avérée.

Il était légitimement craint par les élèves, d’une part en raison de la discipline de fer qui régnait dans ses classes, et d’autre part vu la quantité de travail personnel qu’il avait la réputation d’imposer à ses élèves.

Les cours

Deux groupes devaient être formés, cette année-là. Pour le premier cours, tout le monde s’était retrouvé dans la classe de Monsieur Rasse. Certains avaient suivi le cours de latin de première année de Monsieur Jacques Gustin, professeur paternel, bienveillant et au rythme assez lent. Nous étions par ailleurs destinés à le retrouver dès la quatrième année, mais nous ne le savions naturellement pas. D’autres venaient de chez Mademoiselle Bernysse Harnie, jeune enseignante qui ressemblait à une princesse hellénique maquillée à l’égyptienne. Lorsque Georges Rasse a demandé qui voulait aller dans le second groupe (qui serait sous la férule de Jacques Gustin), tout le monde a levé la main. Il a cependant bien fallu trancher ; le fait de me retrouver dans la classe de Georges Rasse constitua un hasard très heureux de mon existence, car j’allais faire connaissance avec un « maître ».

Le cours débuta sur les chapeaux de roue. La méthode utilisée était l’étude et l’analyse de phrases, extraites des « grands auteurs ». Les règles de grammaire et de conjugaison, ainsi que le vocabulaire, se déduisaient au fur et à mesure et devaient être étudiés ensuite de manière approfondie dans la Grammaire latine de Deltombe et le Vocabulaire latin d’Étienne, qui devinrent nos livres de chevet. Chaque jour, plusieurs règles à retenir et de nombreux mots à mémoriser. Les phrases latines devaient être connues par cœur, leur traduction aussi, et les règles extraites comprises et mémorisées. Je n’ai jamais regretté cet entraînement à la mémorisation, si utile à la préparation à l’enseignement supérieur, et vilipendé aujourd’hui par de sots pédagogues.

Selon une séquence plus ou moins régulière, l’un d’entre nous passait au tableau au début de chaque cours et était interrogé sur la matière qui précédait. L’exercice était suivi par une notation en rouge dans le journal de classe. Les phrases devaient être lues à haute voix avec une cadence très rapide. Pendant la phase de lecture, notre professeur se penchait (se couchait presque) sur son pupitre, le visage dans le creux de la main. Si l’on traînait, il frappait le bureau avec sa chevalière, en disant « Plus vite, mon ami ! ». Lorsqu’un élève semblait en perdition, il commentait : « Dans notre longue marche dans le désert, vous êtes en queue de caravane, et bientôt vous serez livré à la faim, à la soif et aux chacals ». En cas de faute de déclinaison, il fallait copier vingt-cinq fois ou cinquante fois des séquences de type qui, quae, quod pour le lendemain. Un élève qui, en raison d’un tic de langage sans cesse répétait « Comment ? encore ! » lorsqu’il était interrogé dut copier septante-cinq fois quomodo etiam le soir à domicile. Lorsqu’il devait faire mander un éducateur pour régler un problème administratif à caractère répressif, il disait : « Allez chercher le licteur (ou le bourreau) ». Anecdote amusante : un élève avait la singulière habitude d’effectuer une danse du ventre lorsque M. Rasse lui enjoignait d’effacer le tableau. La première fois, il lui dit « Mon pied va heurter la partie la plus charnue de votre personne ». Ensuite, lorsque cela se reproduisit, il jeta : « Mon dispositif coup de pied me chatouille dans ma chaussure ». La troisième fois : « Vous allez avoir mon pied quelque part ». Et la quatrième (et dernière fois), le geste remplaça la parole.

En deuxième année, le cours comportait cinq heures hebdomadaires ; il estimait qu’il y en avait une de trop, aussi a-t-il consacré une des heures à l’histoire romaine, qu’il a inaugurée par la légende de Romulus, en nous suggérant la lecture des Vies des hommes illustres de Plutarque. Assez vite, nous comprîmes que les qualités essentielles de notre professeur étaient la conscience professionnelle et la générosité pédagogique, vertus tempérées par des principes sans faille et le goût des règles strictes. Partisan de l’émulation, il distribuait les travaux dans l’ordre des résultats ; le meilleur était félicité, le dernier recevait sa copie en jet sur sa table. Les interrogations étaient assez angoissantes. Monsieur Rasse parcourait les rangées en s’exclamant « Wof wof wof, quelle grosse erreur ! Attention plus que vingt secondes », chose qui suscitait parfois de nouvelles erreurs. En revanche, une bonne réponse orale, ou une question perspicace suscitait une réplique de type : « C’est cela bien (ou voilà bien), voici qui nous vaudra un dix », aussitôt sanctionnée par la transcription d’un « bon point » dans son carnet, à l’aide de son éternel stylo à bille type « cristal ». Lorsqu’en fin d’année scolaire, après que les bulletins eurent été rédigés (période durant laquelle nos lycéens actuels sont lâchés dans la nature !), il poursuivait son cours jusqu’au dernier jour, et les « dix » étaient remplacés par des caramels mous qu’il lançait à la volée, avec interdiction (bien sûr) de les mâcher en classe. Les jours de grèves des professeurs (nombreux vu le degré de syndicalisation des professeurs de l’école), il était toujours au poste et n’a jamais abandonné ses élèves, en profitant d’ailleurs de l’événement pour dire tout le mal qu’il pensait des grévistes.

Partisan inconditionnel de l’enseignement « traditionnel » et des humanités classiques, il était totalement hostile à l’école « rénovée » et le faisait entendre. Cependant, le soin qu’il apportait à rédiger des commentaires libres dans les bulletins semblait prouver qu’il en avait bien assimilé les principes.

Il était en conflit permanent avec le préfet des études, à qui il reprochait d’avoir pris parti publiquement en faveur d’élèves dans un différend avec un professeur. Il n’adressait que parcimonieusement la parole aux jeunes collègues, surtout s’ils n’étaient pas de formation universitaire. Il évitait les professeurs féminins, sans doute par timidité.

Aux phrases de la deuxième année succédèrent, l’année suivante, des textes plus longs, imprimés sur stencils à alcool roses, et la lecture d’extraits de La guerre des Gaules, de César (édition Hachette).

Après deux années d’enseignement vivant, ferme et efficace, il nous annonça qu’il souhaitait prendre sa retraite anticipée. Nos suppliques ne l’ébranlèrent pas dans sa décision. Dans un ultime geste de générosité, il renonça à bénéficier des mois de « congé de maladie » auxquels il avait droit vu son absentéisme nul, afin qu’un successeur pût être nommé directement. Las, les études classiques étaient (déjà) en régression, personne ne fut nommé, et nous reprîmes, à partir de la quatrième année, le chemin de la classe de M. Gustin. Mais l’histoire n’était pas finie !

Correspondance

Je commençai à écrire à M. Rasse, dès lors qu’il n’était plus mon professeur. Monsieur Gustin nous faisait parfois rédiger des dissertations relatives aux œuvres et aux auteurs étudiés. J’envoyais mes textes à M. Rasse, qui me communiquait ses commentaires, relevant les bonnes idées, mais dénonçant les mauvaises. La plupart de ses lettres étaient dactylographiées, à l’aide d’une machine mécanique assez maladroite ; les lignes étaient peu horizontales et de nombreuses corrections manuscrites y apparaissaient.

Il avait entrepris une série de voyages aux sources de la culture classique : Italie, Crète, Cyclades, Portugal, Yougoslavie. De chacun de ces voyages, il m’envoyait des cartes postales (parfois trois par déplacement) avec un commentaire savant sur le sujet de la photographie. Il lui arrivait de corriger le texte de la carte, notamment sur les acrobaties crétoises réalisées avec des taureaux, erronément signalées comme des « combats ». Ses notes de voyage étaient rédigées de sa petite écriture nerveuse, difficile à déchiffrer, et qui faisait cliqueter la craie sur les tableaux de marbre à l’Athénée.

Les lettres de Georges Rasse qui traitaient des problèmes de l’école ou de la société étaient souvent un peu amères ; il y dénonçait volontiers la paresse, l’inculture, le goût systématique du modernisme, etc. Il avait en aversion les pédagogies nouvelles.

Lorsqu’en fin de classe de rhétorique, j’envisageai un voyage à Florence, il m’adressa une lettre rédigée comme un guide de voyage destiné à un jeune homme « cultivé », comme on en faisait au XIXe siècle.

Je visitai donc Florence et ses environs sa lettre à la main. Je venais de terminer mes études secondaires, nous étions en 1976. La troisième époque de nos relations allait commencer.

Les rencontres

Libéré de l’obligation scolaire, me voici étudiant en médecine : « au premier étage de la ziggourat universitaire », pour utiliser ses termes. C’est à partir de ce moment que nous prîmes l’habitude de nous voir, certains après-midis (une ou deux fois par an). A posteriori, je pense que le fait que je demeurasse élève à l’Athénée royal d’Ixelles avec des cours de latin, constituait pour lui une sorte de barrière, que ne pouvaient franchir que les missives ou les cartes postales. Dorénavant, le contrat était atteint et plus rien ne s’opposait à ce que nous eussions des entretiens directs.

Au début, ces rencontres présentaient des physionomies variables : restaurant de la Porte de Namur, petit café (le « Trappiste ») de l’avenue de la Toison d’Or (établissement qui existe toujours, d’ailleurs)…

Peu à peu, le rituel se mit en place, pour atteindre son équilibre lorsque, une fois diplômé, j’occupais les fonctions d’assistant au laboratoire d’anatomie de la Faculté de Médecine de l’ULB, ce qui me permettait de gérer mes horaires de manière relativement autonome.

En début d’après-midi, je parcourais à pied la distance qui sépare la rue aux Laines de la galerie de la Reine, en passant par la rue Haute, puis le boulevard de l’Empereur. Je m’asseyais à la Taverne du Passage et, quelques minutes plus tard, il arrivait, souvent avec un vieux livre qu’il avait glané pour moi chez un bouquiniste (il connaissait bien ma passion pour Gérard de Nerval). Il s’installait, bourrait une pipe ou allumait une cigarette, et la conversation commençait. Nous prenions ensuite le chemin du Crédit Communal, de la CGER, ou de la Bibliothèque royale pour parcourir une exposition temporaire (il y en avait toujours !). Deux d’entre elles me reviennent à l’esprit car j’en ai gardé les catalogues : les Marbres Helléniques et le Compagnonnage.

Nous gravissions ensuite les escaliers proches du palais des Beaux-Arts pour pénétrer dans le parc de Bruxelles où nous choisissions un banc propre, devant la fontaine, pour deviser… Là, il me donnait son opinion sur des choses diverses : politique, philosophie, littérature, enseignement… Son avis était souvent critique ; il n’était guère l’homme de son siècle. Il me décrivit le Mont des Arts et la Galerie Bortier tels qu’il les avait connus avant la construction de l’esplanade actuelle. Il me parla de tel collègue latiniste et helléniste de l’Athénée d’Ixelles (Jean Debecq), demeuré communiste orthodoxe, et à qui Georges Rasse suggérait de partir en voyage en URSS pour voir comment cela se passait réellement (à l’instar de ce que fit André Gide), mais qui refusait obstinément, sans doute pour garder ses illusions.

Il me déclinait toute son aversion pour le clientélisme politique et pour le nivellement par le bas inspiré par l’idéologie politique inspirée par la gauche (« Arnould Clausse : un excellent enseignant et anthologiste de la littérature latine. Dommage qu’il soit socialiste ».) En matière religieuse aussi, il avait des attitudes très tranchées : « La religion catholique : avez-vous vu quelque chose d’aussi ridicule ? Imaginez la résurrection des corps, ces milliards de cadavres décomposés, en poussière, qui se relèvent un jour… Il n’y aurait même pas suffisamment de place ». Souvent, l’analyse des conflits politiques qui ont ébranlé Rome lui servaient de modèles pour fustiger les déséquilibres contemporains : il y retrouvait de nouveaux Catilina.

Il avait beaucoup lu, et dans bien des domaines de la pensée. Sa maison, m’a confessé sa fille, Cécile, latiniste comme lui, était remplie de livres, eux-mêmes truffés de notes, de signets, de commentaires. Il était donc préparé à soutenir toutes les conversations. Ainsi, à Jacques Monod, que je lui citais, il m’opposait P.-H. Simon (Questions aux savants, 1969) ; ces discussions courtoises, épistolaires ou verbales, ont joué un rôle immense dans ma formation. Georges Rasse s’y montrait aimable, disert, d’une humanité très profonde, mesurant pleinement son rôle d’initiateur, de « père spirituel ». Je compris fort vite que ses manières « rudes » à l’athénée étaient les conséquences d’une très grande réserve, à la limite de la timidité. Il faisait œuvre de précepteur à l’ancienne ; il tentait de faire naître un foyer de lumière dans un jeune esprit en formation. Il était conscient, aussi, de jouer un rôle de père intellectuel auprès d’un jeune homme qui n’avait guère connu son père biologique.

Après un long dialogue, nous nous quittions, chacun reprenant son chemin, non sans avoir échangé des promesses de se recontacter.

Finis coronat opus

Hélas, l’état de santé de l’épouse de Georges Rasse se dégradait peu à peu. Atteinte de la maladie de Parkinson, elle perdit toute autonomie, et son mari ne parvenait quasi plus à se libérer pour une après-midi. Il put assister à la soutenance publique de ma thèse d’agrégation de l’enseignement
supérieur en 1991. Il avait d’ailleurs participé à la réception de mon mariage, et avait tenu à saluer d’une visite à la maternité la naissance de mes deux fils.

Nos relations ultérieures redevinrent épistolaires, ou téléphoniques. Il finit par se briser la clavicule en tentant d’aider son épouse : tous deux furent hospitalisés, puis placés en maison de soins. Après le décès de son épouse, Georges Rasse réintégra son domicile, où je le visitai une ultime fois. Il décéda seul, le 24 mai 1998. Sa fille Cécile, qui lui était très attachée, tint à ce que le faire-part fût précédé de la phrase : « vixi et quem dederat cursus Fortuna peregi (Virgile) ». Son jeune petit-fils, à l’époque étudiant en chimie à l’ULB, à présent comédien, assista bien sûr à la cérémonie d’obsèques, et voilà qu’il est, plus de dix ans plus tard, venu à moi pour entendre notre histoire commune, dont plus tard, peut-être, il tirera une pièce de théâtre. Quant à moi, je garde à l’esprit cette phrase qu’il nous fit apprendre, il y a plus de quarante ans : « habeo quod do ».

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Informations complémentaires

Année

2013

Auteurs / Invités

Stéphane Louryan

Thématiques

École / Enseignement, Éducation, ULB