L’esclavage

Henri Charlier

 

UGS : 2013024 Catégorie : Étiquette :

Description

En l’an 732, Charles Martel bat les Sarrasins à Poitiers.

En 1492, les Arabes sont chassés de l’Espagne occupée depuis 711 ! L’Europe est enfin « débarrassée » de cette présence ! Définitivement ? Pas du tout ! C’est ce que j’ai découvert grâce au livre Esclaves chrétiens, Maîtres Musulmans.

Qui sont les véritables responsables de l’esclavage ?

Non, les Africains n’ont pas été les seuls à souffrir de l’esclavage au cours de leur histoire. Les Européens, les Blancs, l’ont connu également. Robert C. Davis est un chercheur américain qui enseigne à l’Université de Colombus, dans l’État de l’Ohio, et qui a fait de l’esclavage blanc en Méditerranée le pilier de ses recherches. Le présent ouvrage synthétise celles-ci et porte sur une longue période allant de 1492, date à laquelle les Maures sont définitivement chassés d’Espagne, à 1830, quand la France attaque et prend Alger.

Durant ces trois siècles, l’Europe, mais surtout ses côtes méditerranéennes, souffriront de très nombreux raids et attaques menés par les pirates barbaresques dans le but de capturer des esclaves. La Méditerranée et ses côtes européennes devinrent rapidement des endroits dangereux pour les populations locales, car les États de l’époque, en Italie surtout, étaient incapables de réellement contrer la nouvelle forme de guerre des pirates nord-africains : des raids innombrables, constants, mais très rapides, contre les villages du littoral, les ports et les embarcations de toute taille. Ces raids étaient organisés par les puissantes villes d’Alger, Tripoli ou Tunis et par des capitaines pirates privés. Le but était de capturer le maximum d’esclaves blancs afin de les vendre ou de les faire travailler. Durant la période mentionnée plus haut, plus d’un million de blancs furent ainsi capturés par les pirates barbaresques. Robert C. Davis évalue le nombre de victimes à un million deux cent cinquante milles ! On comprendra mieux ce nombre énorme à la lumière de deux faits :

– L’esclavage des blancs était une réelle industrie pour les villes de la côte barbaresque (aujourd’hui, l’Afrique du Nord, de l’Algérie à la Libye).
– Les pirates menaient des raids sur tous les littoraux européens. Même l’Islande fut attaquée à deux reprises au XVIIe siècle. L’Angleterre, l’Irlande ou les Pays-Bas ne furent pas non plus épargnés.

Les esclaves étaient destinés, pour la plupart, aux galères ou à tout autre sort peu enviable. Ceux qui étaient riches ou venaient de familles puissantes pouvaient se voir libérer contre le paiement d’une rançon, mais ils n’étaient pas majoritaires… On recherchait énormément les captifs habiles, tels les constructeurs de navires. Les autres esclaves « de bonne qualité » devenaient serviteurs ou étaient vendus sur les marchés aux esclaves, énormes à Alger ou Tunis. Les Juifs, qui étaient acceptés par les villes barbaresques comme citoyens de seconde classe, occupaient souvent de hautes fonctions dans ces marchés. Les acheteurs venaient de très loin, d’Afrique noire par exemple. Inutile de dire qu’un blanc valait sur ces marchés autant qu’une tête de bétail…

Les esclaves étaient si nombreux que, dans une ville comme Alger, ils représentaient une grosse partie de la population. Au sommet de sa puissance, la ville comptait en effet un quart de population servile, population d’origine européenne. Les blanches étaient très recherchées par les riches qui les faisaient entrer dans leur harem, ce qui impliqua nécessairement la naissance de beaucoup d’enfants ayant une partie de sang européen dans les veines, ce qui s’en ressentit forcément sur l’apparence des habitants jugés à la fin du XVIIIe siècle comme de « complexion assez claire ». Alger était la ville métisse par excellence, « parfait amalgame, à une époque, d’esclaves européens, de janissaires, de renégats, de Maures, de Berbères et de Juifs ».

Il convient également de mentionner que « l’apport européen » aux villes barbaresques ne s’arrêtait pas là. Ces villes acceptèrent d’accueillir entre leurs murs de nombreux hors-la-loi ayant fui l’Europe pour des raisons très diverses (religion, justice…). Beaucoup de ces personnages se convertirent à l’islam, fondèrent une famille sur place et devinrent eux-mêmes des corsaires attaquant les côtes de leur continent d’origine. Ces renégats se taillèrent souvent une bonne place dans la société et, pour reprendre le cas d’Alger, ils constituaient au XVIIe siècle plus de la moitié des capitaines de navires corsaires.

Les conséquences de cet esclavage blanc dont nous avons évoqué les chiffres très élevés plus haut furent désastreuses pour les États européens tels l’Espagne, la France ou l’Italie. Incapable de défendre les côtes, la population abandonna le littoral, les villages et les ports en de nombreux endroits à cause de l’insécurité constante représentée par la proximité avec la mer. Ce fut au XVIIe siècle que la pression des pirates fut la plus importante. Les conséquences furent très marquantes dans les domaines de la démographie, de l’économie, du développement des régions abandonnées par les populations. Les États eux-mêmes furent affaiblis par la constante pression des pirates barbaresques et il faudra attendre le début du XIXe siècle et l’attaque française contre Alger pour voir la fin de ce sombre épisode de l’histoire européenne.

Donc, comme je l’ai expliqué ci-dessus, les Arabes ont rappliqué à partir de l’an 1500. Ils sont comme certains représentants de commerce que l’on flanque à la porte, mais qui reviennent systématiquement par la fenêtre.

Les Algériens osent demander la repentance de la France pour la colonisation.

Il serait temps de rappeler que la colonisation de l’Algérie commencée en 1830 par Charles X et continuée par Louis-Philippe Ier n’était motivée que par la volonté de mettre fin aux agressions des pirates barbaresques que la France et les pays latins subissaient depuis des siècles.

Pouvons-nous espérer être débarrassés des musulmans une fois pour toutes ? Pas du tout ! À partir de la seconde moitié du XXe siècle, ils ont fait leur réapparition en Europe ! Ils sont arrivés sur la pointe des pieds, en espérant trouver du travail chez nous (génial prétexte !). Et ils en ont trouvé ! En plus, ils bénéficient de tous nos avantages sociaux. Certains émergeants du chômage gagnent plus chez nous en ne travaillant pas plutôt qu’en travaillant chez eux. Ils auraient tort de ne pas en profiter. Ils se sont progressivement installés pour prendre racine. Actuellement, en 2013, ils sont bien ancrés. Ils sont tellement bien ancrés sur la terre des infidèles, que le travail ne suffisant plus, ils propagent leur religion, se lancent en politique pour faire valoir leurs revendications. Ils deviennent de plus en plus nombreux à Bruxelles, à tel point que dans deux communes de l’agglomération bruxelloise ils ont mis sur pied un parti « Islam » dont le programme avoué est d’appliquer la sharia et de faire de la Belgique un pays musulman, ni plus ni moins ! Voilà où nous mène un excès de tolérance ! Ce parti a récolté énormément de voix. Le ver se trouve donc bien dans le fruit… dans un fruit délicieux. Alors, posons-nous la question de savoir : « Sont-ils arrivés chez nous pour trouver simplement du travail ou pour faire de la politique, imposer leurs vues à un pays trop tolérant, ou bien sont-ils arrivés chez nous pour répandre un venin – leur religion, islamiser et nous coloniser ? » N’oublions pas que le regroupement familial est autorisé. Cela représente énormément de monde. En prime, les mosquées sortent de terre comme des champignons. En Belgique, il y a une église catholique tous les neuf cents mètres !

Un pays démocratique est-il condamné à tout accepter ? S’il n’accepte pas tout, les envahisseurs évoqueront « les droits de l’Homme ». Il n’est d’ailleurs question que de « droits », jamais de « devoirs ». Allons-nous tolérer, admettre, permettre cette situation ? Si les pouvoirs publics ne réagissent pas, nous allons tout droit dans le mur. Mais, si réaction il y a, à quels arguments pourrons-nous faire appel ? Prévision réaliste, avant la fin du siècle, Bruxelles (provisoirement capitale de l’Europe) sera une ville musulmane. Pratiquement toutes les villes européennes se trouvent devant le même problème. Le but final de ces gens-là est d’islamiser le monde. Je constate avec plaisir que les églises catholiques se vident. Bien qu’étant absolument athée, cela m’inquiète. L’Église catholique représentait un rempart, une digue contre la montée des eaux musulmanes. Ce n’est plus le cas, cette digue s’effrite, elle est en train de se rompre… en attendant le tsunami final ?

Il y a des endroits à Bruxelles où il vaut mieux ne plus aller ! Je suis né à Bruxelles, j’y ai fait toutes mes études primaires, secondaires et supérieures. J’ai fait mon service militaire à Bruxelles. Toute ma carrière s’est déroulée dans cette ville. Je n’y mets plus les pieds. Je ne reconnais plus ma ville. Des buildings horribles sortent du sol à une vitesse incroyable. On s’américanise. De plus, Bruxelles est un cendrier de 161,38 km2 à ciel ouvert… sans oublier les chewing-gums qui jonchent les rues ! Petit rappel, à Singapour, il est interdit de fumer et de chiquer en rue ! Je n’aime plus ma ville ! Je m’y sens dans la peau d’un étranger !

J’aimerais savoir s’il existe des musulmans athées, libres penseurs ? S’il n’y en a pas un seul, il y a de quoi désespérer.

Aboul-Ala al Maari, est un poète arabe aveugle qui mourut en 1057. Bien qu’aveugle, il voyait plus clair que la plupart de ses compatriotes en déclarant : « Les habitants de la terre se divisent en deux, ceux qui ont un cerveau, mais pas de religion, et ceux qui ont une religion, mais pas de cerveau. » Quel courage pour avoir prononcé cette phrase ! Il avait osé braver les mœurs de son époque, sans se préoccuper des interdits. À quand un nouvel Aboul-Ala al Maari ?

La Belgique a été occupée en 1914 et en 1940 par des gens que nous n’avions pas invités. Se sont organisés des réseaux de résistance. C’est grâce à l’intervention des alliés que nous avons été libérés. Le prix de la liberté ? Des millions de vies humaines ! Liberté qui nous permet de nous exprimer, de vivre sans contrainte aucune. Allons-nous donc nous laisser arabiser, islamiser sans réagir ? Allons-nous permettre à d’autres de s’en prendre à nos libertés ? Si le phénomène s’amplifie, nous ne pourrons plus nous exprimer dans notre propre pays ! Cette hypothèse est intolérable. À la moindre parole qui déplaît, on crie au blasphème ! Secouons l’arbre politique belge pour en faire tomber tous ceux qui considèrent qu’il n’y a pas de problème, qu’il n’y a pas de menace pour la démocratie, que tout baigne, que tout va bien dans le meilleur des mondes. Diriger, c’est prévoir. Qu’y-a-t-il donc de prévu de la part de nos politiciens pour empêcher l’irréparable de se réaliser ?

Jeudi, le 5 juin 2013, Belkacem est condamné pour incitation à la haine et à la violence contre des non-musulmans.

Fouad Belkacem (Sharia4Belgium) a diffusé ces dernières années plusieurs petits films sur YouTube dans lesquels il décrit les musulmans comme des êtres supérieurs et les appelle à dominer le monde et à combattre les incroyants, soit les non-musulmans. Il fait usage d’un langage incendiaire et on retrouve des bruits de balles et des images d’armes dans le fond. Fouad Belkacem tente d’atteindre une sorte de « statut de héros » auprès de son public jeune et facilement influençable, et il profite pleinement de l’attention médiatique qui lui est accordée. Il use et abuse de l’islam et ne se soucie pas des dégâts qu’il cause avec ses « prêches haineux ». Pas seulement auprès des non-musulmans visés dans ses interventions, mais aussi auprès des musulmans pacifiques qui souhaitent vivre en harmonie avec les autres communautés. Fouad Belkacem avait été condamné en première instance pour ces faits à deux ans de prison, dont un an ferme, et à cinq cent cinquante euros d’amende.

La cour d’appel a estimé qu’une peine ferme était plus adéquate, compte tenu de l’entêtement de l’ancien porte-parole de Sharia4Belgium, mais a tenu compte d’une précédente condamnation. Fouad Belkacem a en effet écopé en novembre dernier de six mois de prison ferme pour incitation à la haine et à la violence après des incidents survenus à Molenbeek-Saint-Jean autour du port du niqab. Fouad Belkacem vient d’être condamné (5 juin 2013) par la Cour d’appel à dix-huit mois de prison. Il n’était pas présent à l’audience !

Voilà où nous mène le laxisme d’une tolérance trop généreuse !

Stop au prosélytisme, stop au communautarisme, s’il vous plaît.

Un message inquiétant nous parvient de Grande-Bretagne émanant d’Abu Abdullah Al-Britani et Anjem Choudary, à la tête du mouvement extrémiste Sharia4UK :

« Si les musulmans sont poursuivis (dans le cas de Belkacem), alors il y aura la révolution, et seul Allah sait quelles en seront les conséquences pour la Belgique. »

Diffusé sur YouTube :

« Celui qui force les musulmans à se taire aura des problèmes. Toute une génération arrivera qui fera plus que seulement parler, car sa voix n’est pas entendue. Ne provoquez pas les musulmans ! »

avait-il ajouté, avant d’achever par cette menace explicite à l’encontre de la Belgique :

« Nous venons vous détruire. »

Ces films sont inquiétants, selon Peter Velle, expert en extrémisme musulman. Anjem Choudary est ainsi tenu à l’œil par les services de sécurité britanniques C’est un fondamentaliste qui a des liens avec des terroristes condamnés. Il était également le mentor des auteurs des attentats suicides commis à Londres le 7 juillet 2005. Des sources au sein de la Justice confirment que ces films sont pris au sérieux. Pas tant pour leur contenu que pour les messagers. « Ils l’avaient déjà fait en 2005. Ils n’organisent jamais eux-mêmes un attentat, mais espèrent que quelqu’un entendra et suivra leur message. »

Ce n’est pas la première fois que des musulmans extrémistes menacent la Belgique parce que la justice belge a arrêté Fouad Belkacem.

Stop au prosélytisme, stop au communautarisme, s’il vous plaît.

Comment ont réagi les politiciens belges devant cette menace ?

Une réponse encourageante émane de Joëlle Milquet, ministre de l’Intérieur, qui affirme que les services de sécurité et de renseignements sont vigilants. Madame Milquet ajoute encore « Les menaces proférées à l’encontre de la Belgique par Abu Abdullah Al-Britani et Anjem Choudary, à la tête du mouvement extrémiste Sharia4UK, dans un message vidéo, constituent des informations et une affaire qui sont prises en charge avec toute la vigilance et le suivi nécessaires par les services de sécurité et de renseignements ». La ministre de l’Intérieur ajoute qu’« à ce stade, aucun commentaire ne s’impose pour des questions de confidentialité compréhensibles ».

Petit rappel, Fouad Belkacem avait été interpellé en compagnie de trois autres suspects lors d’une vaste opération antiterrorisme menée en Belgique. Il avait été placé sous mandat d’arrêt. Il est suspecté de participation à une organisation terroriste, en l’occurrence Sharia4Belgium, et d’avoir commis des actes de terrorisme, comme le recrutement de jeunes musulmans appelés à participer à la lutte armée en Syrie. Fouad Belkacem et Anjem Choudary avaient été condamnés le 10 février 2012 par le tribunal correctionnel d’Anvers à respectivement deux ans et un an de prison dans une affaire d’incitation à la haine et à la violence envers les non-musulmans. Le Britannique avait été condamné par défaut. Le tribunal avait ordonné son arrestation immédiate.

Le député Denis Ducarme attend une réaction des autorités britanniques. Le député Denis Ducarme a appelé le gouvernement belge à prendre contact avec le gouvernement britannique pour requérir des dispositions à l’égard des islamistes extrémistes de Sharia4UK qui ont récemment menacé la Belgique. « Il faut s’assurer que la Grande-Bretagne et sa justice prennent ces menaces au sérieux et prennent les mesures ad hoc », a commenté Monsieur Ducarme, évoquant les mécanismes de collaborations européens en matière de police et de justice.

Le député se dit satisfait d’avoir entendu la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet assurer que l’affaire était prise en charge « avec toute la vigilance et le suivi nécessaires par les services de sécurité et de renseignements ». Elle s’était refusée à tout autre détail « pour des questions de confidentialité compréhensibles ». Ces réactions positives et énergiques sont encourageantes. Il est normal, logique, évident, manifeste que pour des raisons de sécurité et de réussite il faille se montrer très discrets sur notre modus operandi pour combattre cette intolérance religieuse !

Le libre penseur René Pommier revendique le droit d’être islamophobe

En écrivant « Rire et colère d’un incroyant », René Pommier annonce la couleur et il sait, certainement, qu’il fera grincer bien des dents. Cet agrégé de lettres, ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, docteur d’État, spécialiste de la littérature du XVIIe siècle, a condensé dans ce petit ouvrage tout ce que lui inspire les religions, Rire et colère… ! Ce n’est pas un hasard si Voltaire illustre la page de couverture.

Élevé, comme beaucoup dans la religion catholique, « mais esprit lent », il a mis vingt-quatre ans à s’en détacher. Quand il pense religion, il y juxtapose souvent le mot faribole. Il écrit :

« Si les croyances religieuses me font souvent pouffer de rire, elles me font aussi, et sans doute plus souvent encore, étouffer de colère. Car, par leur absurdité, elles constituent une insulte à l’intelligence humaine et jettent le ridicule sur notre pauvre espèce ».

Ses amis croyants lui reprochent souvent de faire des plaisanteries faciles sur la religion, mais dit-il :

« À qui la faute si elles sont faciles ? La religion ne serait pas une mine inépuisable de plaisanteries faciles, si elle n’était pas d’abord une mine inépuisable de stupidités ridicules ».

Les religions le font rire et lui inspirent quelques mécréantises parmi lesquelles j’ai sélectionné les deux plus courtes :

« On dit que le Christ n’a jamais ri une seule fois dans sa vie. C’est que personne n’a jamais pensé à lui dire que sa mère était vierge ».

« Les musulmans ne cessent de dire qu’Allah est grand. Pour parler comme les jeunes d’aujourd’hui je dirais plutôt qu’il est « grave ».

Les incroyants seraient-ils des êtres supérieurs, et les croyants dépourvus d’intelligence ?

« Devant l’absurdité des croyances religieuses, la première réaction de l’incroyant est nécessairement de se poser des questions sur le quotient intellectuel des croyants ».

Mais il ne pense pas, pour autant, que tous les croyants sont des imbéciles, ni non plus, d’ailleurs, que tous les incroyants sont nécessairement intelligents.

« On aurait de très bonnes raisons de s’interroger sur l’intelligence, voire sur la santé mentale de Pascal, si les travaux scientifiques et tant d’autres textes admirables n’étaient pas là pour nous prouver qu’il n’en était pas moins un grand savant et un esprit tout à fait supérieur ».

« La véritable explication est à chercher ailleurs que dans une question d’intelligence. Sans s’en rendre compte, Pascal ne cesse de nous dire dans ses Pensées pourquoi il se raccroche désespérément aux prétendues ‘vérités chrétiennes’. Il reproche aux hommes de s’adonner au divertissement parce qu’ils sont incapables de regarder en face notre condition faible mortelle et si misérable que rien ne nous peut consoler lorsque nous y pensons de près. »

Et c’est là que René Pommier assume un raisonnement qui agréera à beaucoup d’incroyants, qui, peut-être, ne se le sont jamais clairement formulés :

« Mais c’est lui (Pascal) qui refuse de regarder notre condition en face, c’est lui qui ne veut pas admettre que nous ne sortons du néant que pour y retourner sans avoir jamais pu seulement entrevoir pourquoi nous en sommes sortis quelques temps… C’est le croyant qui croit détenir la vérité ‘unique et universelle’. Ce n’est pas l’incroyant. Celui-ci est, au contraire, convaincu que cette vérité est inaccessible à l’homme ».

Eh oui, pour de nombreux incroyants tout est là… !

Je retrouve dans ce passage, l’esprit de mon quatrain préféré du grand poète persan Omar Khayyam :

Ma venue ne fut d’aucun profit pour la sphère céleste ;
Mon départ ne diminuera ni sa beauté ni sa grandeur ;
Mes deux oreilles n’ont jamais entendu dire par personne
Le pourquoi de cette venue et celui de ce départ.
Rire des religions est-ce un droit ou un signe d’intolérance ?

Il revient sur un propos de M. Patrick Charaudeau, cité dans Le Monde en décembre 2006 par l’intermédiaire de Robert Solé le médiateur :

« Au nom de nos valeurs de laïcité, nous demandons à l’autre d’accepter que sa croyance soit critiquée. Or, il ne la considère nullement comme relativeAyons l’humilité de reconnaître que l’on ne peut se moquer de tout, n’importe comment, face à un autre qui est imprévisible et différent. Le droit à l’irrévérence est à ce prix. »

C’est là ou l’auteur arrive au plus profond de son raisonnement :

« Certes, j’en suis aussi conscient que M. Charaudeau, le croyant considère ses croyances non comme relatives, mais comme sacrées. Et c’est évidemment la raison principale pour laquelle l’incroyant ne peut éprouver pour elles qu’une grande méfiance et une profonde hostilité ».

À partir de cette donnée René Pommier réclame pour les croyants le droit de pouvoir déclarer que les religions profèrent des vérités sacrées, venant tout droit de la parole de Dieu, mais réclame aussi pour les incroyants le droit de contester et de se moquer de ces sacro-saintes vérités ! C’est cela, pour lui, la tolérance. Il souhaite qu’on puisse en rire sans être condamné, qu’on puisse être hostile à l’islam et le dire sans être accusé de racisme, car pour éviter de réfléchir et se remettre en question :

« Il est plus flatteur de se dire qu’on est victime de préjugés racistes plutôt que d’admettre qu’on vous reproche de croire à des stupidités ridicules ».

Il n’y a que l’islam à avoir trouvé la parade

« Personne ne songe à accuser de racisme anti-français tous les Français, qui, comme moi, nés dans des familles chrétiennes, ont non seulement perdu la foi, mais affichent leur irréligion ».

Il admet que la religion chrétienne a mis un peu d’eau dans son vin et l’explique par le fait que les croyants ont, au fil du temps, perdu leurs certitudes. Aucun chrétien ne s’exprimerait aujourd’hui comme Paul Claudel :

« Ne me perdez pas avec les Voltaire, et les Renan, et les Michelet, et les Hugo et tous les autres infâmes ! Leur âme est avec les chiens, leurs livres sont joints au fumier. Ils sont morts, et leur nom même après leur mort est un poison et une pourriture. »

L’auteur pense que l’islam n’a pas encore pris le chemin de son introspection (le prendra-t-il jamais d’ailleurs ?). Il cite les pensées profondes et extravagantes de l’ayatollah Khomeiny :

« L’homme et la femme non musulmans sont impurs au même titre que l’urine, l’excrément, le chien, le porc et la sueur du chameau mangeur d’excréments humain. »

On a de la peine à penser qu’un brillant esprit ait pu penser et écrire cela, et René Pommier alors de poursuivre :

« Il est pour le moins difficile de ne pas concevoir aussitôt, quand on n’est pas musulman, une vive antipathie pour la religion, dont un tel individu a été, de son vivant le principal phare et reste une des grandes lumières. »

Après cela, insiste-t-il :

« L’islamophobie n’est pas une tare dont on doit avoir honte ; ce n’est pas une pathologie qu’il vaudrait mieux cacher : c’est, au contraire, la réaction saine et légitime de tous ceux qui sont attachés aux valeurs de l’humanisme laïque et rationaliste lorsqu’ils découvrent l’islam. »

Cet ouvrage décoiffera bien des croyants et nombre de bien-pensants. Ce pamphlet semblera cependant utile aux autres, en ces temps ou l’on veut faire taire ceux qui ne pensent pas comme il faut, ceux qui osent critiquer les religions et qui veulent encore garder le droit d’en rire… Le temps leur est compté, les censeurs sont en embuscade pour rétablir l’interdit du blasphème et clouer au pilori les blasphémateurs, comme au temps du chevalier de la Barre. Certains libres penseurs et certaines personnes de gauche, ne sont-ils pas passés, sciemment ou non (ou pour asseoir un pouvoir politique), dans le camp de la réaction ?

Ceci devient un véritable problème, puisque cette réaction est de plus en plus obscurantiste et déterminée à contrer les enseignements de la philosophie, de l’histoire, des sciences, et de toutes les matières basées sur l’étude des faits et de la rationalité. Notre personnel politique et, bizarrement celui de gauche, fait de plus en plus allégeance aux pouvoirs religieux. C’est un véritable recul et ce pourrait être le début d’un naufrage intellectuel de notre société ! (Chantal Crabère)

Avec l’aimable autorisation de Riposte Laïque dont le site a été créé en août 2007, par des anciens animateurs du journal en ligne Respublica, il se réclame des principes laïques et républicains et réunit des patriotes de gauche et de droite qui n’acceptent pas l’islamisation de leur pays et le silence complice de la gauche et de la droite devant ce péril mortel pour nos valeurs. Depuis le 12 octobre 2012, le journal en ligne Riposte Laïque est édité par l’association Riposte laïque Suisse.

Liberté de Paul Éluard

Il n’y a pas de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage. (Périclès)

Liberté

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J’écris ton nom

Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer Liberté.

Conclusion

En guise de conclusion, je laisse une fois de plus la parole à mon ami Narcisse Praz qui, dans le numéro 518 de La Calotte, a rédigé le texte repris ci-dessous. Concernant l’histoire passée et présente de l’Église catholique, retenons les qualificatifs suivants :

– ceux d’une secte, qui, sur des populations primitives, ou disposées à croire, a tout à fait réussi, si besoin par la force, la coercition et la répression, à s’imposer ;
– ceux d’une secte qui doit l’essentiel de sa prospérité financière à l’exploitation de la crédulité humaine à coups de messes payantes pour l’hypothétique repos d’improbables âmes en attente de salut éternel au royaume du « purgatoire », géniale escroquerie, s’il en fut de plus séculairement réussie ;
– ceux d’une secte cynique qui se distingue par la répression sexuelle et préfère l’expansion du sida à toute forme de contraception, et tant pis pour des millions d’êtres humains qui en crèvent !
– ceux d’une secte dont l’antisémitisme remonte aux origines du christianisme en passant par le règne féroce et raciste d’Isabelle la catholique jusqu’à celui des variétés de l’extrême droite européenne, jusqu’au nazisme triomphant ;
– ceux d’une secte complice et protectrice des pires tyrans de la planète qui eurent nom Mussolini, Stepinac, Franco, Pinochet, Videla, Hitler, Pétain, bien sûr, et autres crapules bien en cour au Vatican ;
– ceux d’une secte d’affairistes empêtrée dans les scandales à répétition de ses banques : Banco Ambrosiano ou des œuvres de religion ;
– ceux d’une secte offrant protection et impunité à des dizaines de milliers de ses ministres pratiquant la pédophilie.

Réponse d’un athée au Führer du Vatican

Dans la seconde encyclique de son pontificat, consacrée à l’espérance chrétienne, le pape Benoît XVI critique vigoureusement l’athéisme, qui selon lui conduit à certaines des « plus grandes cruautés et plus grandes violations de la justice » dans le monde.

Puisque ce monsieur se permet de critiquer mes convictions et mes croyances, cela me permet de lui répondre franchement, puisqu’il me tend la perche, que, personnellement, les divagations d’un petit évêque italien sénile me touchent assez peu et sont significatives d’une intolérance scandaleuse.

Ce monsieur prétend que je suis le descendant d’une lignée incestueuse, dans laquelle les fils et les filles d’Adam et Ève ont procréé, et je conteste cette vision qui est en contradiction avec la génétique et les conclusions de la science moderne.

– Je me permets de rappeler à l’évêque de Rome, qu’il ne doit son pouvoir qu’à la bienveillance de Charlemagne, et que sous sa directive, le régime de l’Inquisition a pratiqué la torture et les exécutions sommaires en masse.
– Je voudrais qu’il se souvienne que les évêques de Rome ont asservi et pratiqué un holocauste sur les natifs américains, et que leur odieux prosélytisme a ensanglanté une grande partie du monde sous couvert d’une soi-disant mission civilisatrice et évangélique de la colonisation.
– Je voudrais avoir une pensée pour ces sages réformateurs protestants qui ont été massacrés par centaines de milliers par ce despote romain, ou, en remontant le temps, ces massacres de cathares méridionaux aux cris de « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ». Sang, guerres, massacres, corruption, manipulations financières, mille vices qui jalonnent l’histoire des papes, princes temporels sans légitimité, chefs de guerre à l’occasion, qui se permettent de donner périodiquement des leçons de morale aux âmes simples pour mieux les asservir.

Enfin, puisqu’on a décidé de se dire tout, je voudrais te dire, Benoît Seize, espèce de vieille baderne, que ta condamnation de la contraception et des préservatifs est criminelle, et que je considère ta fonction comme une anomalie dans notre monde moderne Je vais encore citer Voltaire :

 « La religion existe depuis que le premier hypocrite a rencontré le premier imbécile ! » (François-Marie Arouet, dit Voltaire, 1694-1778)

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Informations complémentaires

Année

2013

Auteurs / Invités

Henri Charlier

Thématiques

Esclavage