Les usages cléricaux

Henri Charlier

 

UGS : 2013020 Catégorie : Étiquette :

Description

Fêtes religieuses et vacances scolaires

Mais à quoi correspondent donc toutes ces fêtes que l’on appelle « religieuses » ?

Pâques, Ascension, Pentecôte, Assomption, etc… ? J’en passe peut-être et des meilleures.

Que les catholiques célèbrent leurs fêtes dans l’intimité, en familles ou dans leurs églises… absolument d’accord. Ces fêtes les concernent et les touchent directement. Mais de là, à imposer ces dates à toute une population, permettez-moi de dire « non ».

D’accord pour l’enseignement catholique, mais pas pour l’enseignement officiel. Les enfants de l’enseignement officiel bien qu’ignorant à quoi correspondent tous ces jours de congé auraient bien tort de ne pas en profiter !

Quant aux vacances qui portent une fois de plus des noms en rapport avec la religion, je propose de les rebaptiser en vacances d’hiver, de printemps, d’été, d’automne… et que l’on supprime une fois pour toutes ces congés que l’on appelle « Ascension et Pentecôte ». Toutes ces dénominations religieuses ne se justifient plus, nous ne sommes plus au Moyen Âge. Tous ces jours de congés représentent une fameuse perte pour l’économie d’un pays ! La France semble l’avoir compris en supprimant la Pentecôte.

Les interdits de l’Église

Ils n’ont que ces mots-là à la bouche. Défense de faire ceci, défense de faire cela… Mais de quoi se mêlent-ils donc ces religieux ? Chacun est libre d’agir comme il l’entend ! Ils sont contre l’homosexualité (pour les autres), contre le Pacs, contre l’eugénisme prénatal, contre l’union libre, contre la masturbation (pour les autres), contre l’adultère, contre les contraceptifs, contre la pilule du lendemain, contre la pédophilie. (Pardon ? Contre quoi ? La pédophilie !) Ils peuvent en parler : l’hypocrisie chez ces gens-là, c’est leur seconde nature ! À moins que ce ne soit leur première nature, ce qui me paraît plus proche de la réalité et de la vérité !

Je suis libre exaministe. Je m’oppose de toutes mes forces à tous ces diktats ! Ni dieu ni maître ! Ces cléricaux s’opposent à l’euthanasie. Pourquoi ? Elle existe cependant pour mettre fin aux souffrances des gens qui n’en finissent pas de mourir ! Pour les cléricaux, il faut mourir en souffrant, c’est une infamie que de vouloir supprimer, adoucir, édulcorer, la douleur. Donnons l’exemple, mourons en chrétiens, souffrons, supportons la douleur, refusons tous ces antalgiques, antidouleurs et autres analgésiques. À la poubelle la morphine ! C’est ce que j’appelle la charité dite « chrétienne » qui n’a rien de commun avec la charité scientifique. Mais de quoi se mêlent-ils une fois de plus ? Ils s’opposent à l’avortement. Tu es femme, tu es conçue pour enfanter. Faire l’amour, c’est pour procréer. Pas question de plaisir ici. Faire l’amour est une occupation sérieuse ! Tu as été violée, tu ne peux pas décider de ton sort. Tu garderas ton enfant, pécheresse ! Si tu as été violée, c’est que tu étais d’accord. Stop, stop, stop.

Puis-je me permettre, Messieurs les ecclésiastiques, de vous rappeler certains événements qui se sont produits au moment de l’Indépendance du Congo en 1960 ? Je remarque à votre air hébété que vous feignez ne pas me comprendre. Pour rappel, jusqu’à cinq cents personnes, dont des enfants, ont été violés par une coalition d’au moins deux cents combattants Maï-Maï. Parmi les personnes violées, il y avait de nombreuses nonnettes qui se sont retrouvées enceintes. Elles ont dû revenir d’urgence en Belgique pour se faire avorter avec la bénédiction de l’Église. Cependant il s’agissait de petits êtres humains que ces dames portaient en elles. Qu’ont fait tous ces chrétiens de leurs beaux principes à l’époque ? Où se trouvait-il à ce moment-là le « respect de la vie » ? Votre Église n’a pas d’égale dans le domaine de pharisaïsme ! L’avortement est un crime ! La bonne blague !

Comment ne pas parler du sida (syndrome d’immunodéficience acquise). Parmi les interdits de l’Église, il y a surtout l’interdiction d’employer des préservatifs ! Une invention satanique ! Pourquoi ? L’emploi des préservatifs limite le nombre de naissances. Que représentent pour l’Église tous ces spermatozoïdes perdus ? Des milliers de clients potentiels, parmi lesquels des futurs hommes d’Église, des cardinaux, des papes ? Quelle gabegie ! Ne perdons pas de vue que ces gens-là ne prêchent que pour leur chapelle ! « Allez et reproduisez-vous, sans protection ! » et tant pis pour les millions d’êtres humains qui crèvent à cause du sida.

La tolérance

Nous entendons souvent dire qu’il faut se montrer tolérant ! Pourquoi « faut-il». « Il faut » implique une obligation, une contrainte, une exigence, une sujétion. On ne peut appliquer cette obligation à un esprit libre ! Je me réclame de mon libre arbitre qui m’ouvre la porte au libre examen, à ma liberté pleine et entière de regarder le monde en faisant appel à mon esprit critique et à rien d’autre que mon intelligence. Le libre examen, c’est le refus d’ânonner en chœur ! Surtout, je réfute, je combats, je rejette, je conteste, je désavoue, je renie, je repousse, je m’oppose à tout ce qui est dogmes, c’est à dire des vérités révélées, par qui ? Par des hommes ! Sur quelles bases ? Des contes de fées, des mensonges. Accepter un dogme, c’est accepter l’inacceptable ! Me suis-je bien fait comprendre ?

Je ne suis pas un « béni-oui-oui ». Dire oui à tout c’est perdre son sens critique. Quant à la « tolérance » si chère aux francs-maçons, je me permettrai de leur dire de prendre garde. Tolérance ? Oui, d’accord mais, jusqu’à un certain point seulement. On ne peut pas tout accepter, indifféremment et aveuglement au nom de la tolérance ! La tolérance a des limites. Il est beaucoup plus facile de dire « oui » à tout et à n’importe quoi. Il faut souvent du courage pour dire « non ». Tout accepter, c’est adopter une attitude laxiste, c’est manquer de courage. Le cours de l’histoire aurait pris bien souvent une tout autre tournure si on avait pu dire « non » à certaines personnes. Que de drames causés par le simple fait de ne pas avoir pu dire « non » à temps plutôt que « oui » à tout ! À méditer !

Dieu

À travers les siècles, tout ce qui était inexplicable, c’était Dieu. Systématiquement, l’inexplicable était l’œuvre d’un Dieu. Et des dieux, il y en a eu, à toutes les époques et sous toutes les latitudes. Chez les Égyptiens, chez les Grecs, chez les Incas, chez les Hindous, chez les Japonais, chez les musulmans et même chez les Européens ! Grosse difficulté, comment reconnaître le véritable dieu ? Déduction, conclusion, raisonnement simplistes. Actuellement, la science nous explique de plus en plus l’inexplicable. Là où s’arrête la science commencent les religions. Là où s’arrête la science commencent l’ignorance, la superstition, les âneries, la balourdise, la crétinerie. Il s’agit d’un créneau exploité à des fins commerciales par des astrologues, des bluffeurs, des escrocs, des guérisseurs, des imposteurs, des sorciers, des charlatans qui une fois de plus exploitent la crédulité humaine. Au cours des siècles, des millions d’individus ont été massacrés, torturés, exterminés par la très « sainte » Inquisition catholique. Si vraiment tous ces ecclésiastiques, bourreaux jusqu’au plus profond d’eux-mêmes, ne connaissant pas la pitié, l’apitoiement, l’attendrissement, la commisération, la compassion, la miséricorde, croyant en un dieu tout bon, tout gentil, punissant les méchants, avaient été des croyants sincères, ils auraient craint la colère, les foudres, le courroux de leur Dieu. Ils auraient redouté les flammes éternelles de l’enfer ! Au contraire, ils ont passé outre, ne craignant point sa colère, donc, ne croyant point en ce Dieu qui n’est qu’une duperie, qu’une vue de l’esprit, qu’une illusion, qu’un leurre, qu’une aberration ! « Prouvez donc la non-existence de Dieu », qu’ils disent. Mais cette « preuve », c’est eux qui nous la donnent ! Craignez les flammes éternelles de l’enfer ! Comme disait quelqu’un, « L’éternité, c’est long, surtout à la fin ! ». Mais réfléchissons un instant ! Incinérer un corps dure deux à trois heures. Après ce laps de temps, le corps est réduit en poussière. Et, à partir de ce moment, en enfer, on continue à brûler des cendres… pendant l’éternité ! Pas malin ce diable !

La transsubstantiation

La transsubstantiation est, littéralement, la conversion d’une substance en une autre. Le terme désigne, pour certains chrétiens (en particulier les catholiques), la conversion du pain et du vin en corps et sang du Christ lors de l’eucharistie. Sur le plan religieux, les chrétiens catholiques romains, arméniens et maronites emploient le terme de « transsubstantiation » pour expliquer que, dans l’eucharistie, le pain et le vin, par la consécration de la messe, sont « réellement, vraiment et substantiellement » transformés ou convertis en corps et sang du Christ tout en conservant leurs caractéristiques physiques ou espèces (texture, goût, odeur : les apparences) initiales.

Voici ce qu’en pense Voltaire dans son Dictionnaire philosophique. Les protestants, et surtout les philosophes protestants, regardent la transsubstantiation comme le dernier terme de l’impudence des moines, et de l’imbécillité des laïques. Ils ne gardent aucune mesure sur cette croyance qu’ils appellent monstrueuse, ils ne pensent même pas qu’il y ait un seul homme de bon sens qui, après y avoir réfléchi, ait pu l’embrasser sérieusement. C’est, disent-ils, si absurde, si contraire à toutes les lois de la physique, si contradictoire que Dieu même ne pourrait pas faire cette opération, parce que c’est en effet anéantir Dieu que de supposer qu’il fait les contradictoires. Non seulement un dieu dans un pain, mais un dieu à la place du pain, cent mille miettes de pain devenues en un instant autant de dieux, cette foule innombrable de dieux ne faisant qu’un seul dieu. De la blancheur sans un corps blanc, de la rondeur sans un corps rond, du vin changé en sang, et qui a le goût du vin, du pain qui est changé en chair et en fibres, et qui a le goût du pain : tout cela inspire tant d’horreur et de mépris aux ennemis de la religion catholique, apostolique et romaine, que cet excès d’horreur et de mépris s’est quelquefois changé en fureur. Leur horreur augmente, quand on leur dit qu’on voit tous les jours, dans les pays catholiques, des prêtres, des moines qui, sortant d’un lit incestueux, et n’ayant pas encore lavé leurs mains souillées d’impuretés, vont faire des dieux par centaines, mangent et boivent leur dieu, chient et pissent leur dieu.

L’infiniment grand et l’infiniment petit.

L’infiniment grand et que dire de l’infiniment petit ? Et que dire de l’homme ? Je considère que chaque individu, que chaque espèce vivante sur cette terre constitue un monde, un univers en soi. À méditer !

Le blasphème

Je suis athée, je suis non-croyant, végétarien, car il m’est impossible d’avaler toutes ces couleuvres, que dis-je, tous ces boas créés de toutes pièces par des gens qui ont trop d’imagination ! De plus, tous ces musulmans qui manifestent et qui sont prêts à casser la baraque dès que l’on touche à un poil de la barbe de Mahomet n’ont vraiment pas le sens de l’humour. Ils sont dangereux, fanatiques, intolérants. Ils ont des mentalités dignes du Moyen Âge. Pour moi, le blasphème n’existe pas… mais essayez de faire comprendre cela à des extrémistes religieux… Autant demander à un gorille de vous faire un portrait de son grand-père.

Les religions entre elles

En ce XXIe siècle, les conflits entre catholiques et protestants en Irlande du Nord ne sont pas terminés ! Le seront-ils un jour ? Où se trouve la tolérance entre ces deux groupes de croyants ? Où se trouve le respect de l’autre. Il s’agit bien là de la politique de « l’ôte-toi de là, que je m’y mette ! ». Ils s’aiment tellement qu’ils se tuent entre eux ! Respect de la vie ? « Tu ne tueras point » qu’ils disent ! Théorie et pratique ! Et que penser de ce qui se passe en Égypte actuellement ? Je plains très sincèrement les catholiques égyptiens, les coptes, quand je vois le sort que leur réservent les musulmans. Il s’agit ni plus ni moins que d’une guerre de religions. Et que dire des musulmans entre eux ? Les religieux ne s’aiment pas entre eux. Ils démontrent en permanence leur amour du prochain, ils n’arrêtent pas de se témoigner leur amour réciproque ! La situation est-elle meilleure entre musulmans ? Qu’en est-il de l’amour entre ces frères en religions ? Il n’est pas rare d’entendre parler de bagarres entre musulmans d’obédiences différentes ! Les sunnites et les chiites qui se combattent entre eux depuis leur origine ! Pourquoi ? J’y perds mon latin (qui n’est pas de messe). Si j’ai bien compris, l’islam se divise en sunnisme, chiisme et kharidjisme. Le sunnisme se divise en quatre écoles : malékisme, chafiisme, hanafisme, hanbalisme qui lui-même se partage en deux mouvements : waha’bisme et salafisme et aussi en mutazilisme et ash’arisme.

Et que penser de ce qui se passe au Mali ? Quel était le but des salafistes ? Avancer jusqu’en Afrique du Sud ? Et imposer partout leur religion ? Approuvons l’intervention des Français. Les guerres de religions ont toujours existé. Et elles ne sont pas sur le point de s’arrêter. Mais quand donc en aurons-nous terminé avec cette plaie ? Voyez ce qui s’est passé en Union soviétique. La religion y a été mise en veilleuse jusqu’au jour où ce pays communiste est devenu la Russie d’aujourd’hui. La religion est comparable à une salamandre légendaire, cet amphibien qui était réputé vivre dans le feu et s’y baigner, et de ne mourir que lorsque celui-ci s’éteignait. Et partout dans le monde, des millions de gens continuent à croire tout ce que les religieux leur racontent… par conviction sincère, par obligation, par coercition ? Chacun a le droit de penser comme il l’entend, mais comme le disait très bien La Rochefoucauld, disciple de Voltaire, ce n’est pas celui qui prétend posséder la vérité qui la possède, mais bien celui qui sans cesse essaie de s’en rapprocher. Le seul vrai Dieu, c’est le mien dira chacun de ces marchands de tapis.

Se connaître soi-même

Pas toujours facile de prévoir quelles seront nos réactions devant telle ou telle situation. L’homme resterait-il une énigme pour lui-même ? Гνῶθι σαυτόυ, comme le disait Socrate. C’est quoi se connaître soi-même ? C’est aller au plus profond de soi pour s’analyser, pour essayer de se comprendre. Serait-ce étudier et connaître nos réactions dans telle ou telle circonstance ? Pas facile de répondre à cette question. Les chrétiens nous disent qu’il faut aimer son prochain comme soi-même. J’appelle cela du narcissisme, du nombrilisme. Je m’admire devant un miroir et je me dis « Je m’aime ». Quel non-sens ! N’est-il pas plus beau de dire « Fais le bien pour l’amour du bien lui-même ? ». Quant à l’amour du prochain, les ecclésiastiques l’ont prouvé à de nombreuses reprises. Ce sont les premiers nazis. Le nombre de personnes qui ont péri sur les bûchers est incalculable. Les Juifs devaient porter un symbole distinctif au Moyen Âge en Espagne : la rouelle. Avec l’étoile de David, les nazis n’ont rien inventé. Ils eurent des précurseurs.

Les Oustachis

Nous avons tous entendu parler des camps de concentration de Breendonk, Auschwitz I, Auschwitz II, Birkenau, Auschwitz III, Monowitz, Buchenwald, Bergen-Belsen, Dachau, mais, personnellement, je n’avais jamais entendu citer le nom de Jasenovac. Intrigué, j’ai cherché, et je serais tenté de dire « hélas, j’ai trouvé » ! Il s’agit d’un camp d’extermination situé en Croatie, dirigé par de bons catholiques qui y ont exterminé dans des conditions horribles, abominables, ignobles, exécrables, monstrueuses, ne connaissant pas la pitié, des dizaines de milliers de Serbes orthodoxes. Je reprends ici les paroles de Voltaire qui sont toujours d’actualité : « L’église chrétienne est inondée de sang jusqu’à nos jours ». Sitôt devenue indépendante en 1941, à la faveur des conquêtes allemandes, la Croatie a décidé d’éliminer la totalité des Serbes, des Juifs et des Tziganes de son territoire. Conformément au programme décrété par son ministre de l’Éducation et des Cultes, un tiers des Serbes devaient être expulsés, un tiers convertis au catholicisme, un tiers liquidés.

Contrairement aux camps d’extermination allemands, les Oustachis employaient des moyens artisanaux pour commettre leurs forfaits, : haches, couteaux, barres de fer. Est-ce cela l’amour du prochain ? Le dénommé cardinal Stepinac était au courant de toutes ces atrocités. Dans cette entreprise de purification religieuse autant que raciale, le régime fasciste croate avait reçu le soutien décisif, clairement engagé ou tacite, de la partie la plus influente du clergé catholique. Et que penser de la béatification de ce Stepinac par Jean-Paul II ? Mais, c’est le monde à l’envers !

Pédophilie

Chapitre délicat que celui de la pédophilie ! Arrivé à ce point de mes réflexions, je désire aborder un problème actuel qui embarrasse l’Église : « la pédophilie ». De nombreux ecclésiastiques belges attendent actuellement (2013) de passer en justice pour des faits de pédophilie. On retrouve d’autres pédophiles ecclésiastiques dans d’autres pays, ce phénomène est hélas mondial. et cette plaie n’est certes pas nouvelle. Elle a traversé les siècles, mais le clergé a toujours réussi à placer les plaintes éventuelles sous un éteignoir : « Tu ne peux rien dire, mon petit garçon ou ma petite fille, le petit Jésus ne serait pas content » ou « Tu irais en enfer », etc… Bref n’importe quoi pour intimider les enfants et gagner ainsi leur silence. Les évêques se disent « couverts de honte ». On le serait pour moins que cela ! Faut croire que Jean-Marie Baptiste Vianney, dit le Curé d’Ars ou le saint Curé d’Ars, patron des curés, a très mal fait son boulot pour avoir permis ces ignominies !

On est en droit de se poser la question de connaître le nombre [qui doit être effarant] d’enfants de tous âges violés par des ecclésiastiques au cours des siècles et dans le monde entier. Tous ces violeurs craignaient-ils de brûler éternellement en enfer ? Que nenni, tout simplement parce qu’ils n’y croyaient pas ! Ces ecclésiastiques nous apportent eux-mêmes la preuve de l’inexistence de leur dieu. Quelle bande de comédiens ! Faites ce que nous vous disons, mais surtout ne dites pas ce que nous faisons. Il y a ce que l’on appelle « la théorie » et « la pratique ». La belle, la magnifique théorie et l’horrible application de cette théorie. Cette remarque est d’ailleurs valable dans de nombreux domaines.

Conséquences pour l’Église : départ de nombreux fidèles, les églises se vident. En mai 2010, des prêtres et responsables ecclésiaux constatent que de nombreux fidèles s’éloignent de l’Église dans les diocèses concernés par les scandales, l’institution traversant une crise de crédibilité. Cette vague de départs est confirmée par une enquête de Christ und Welt (supplément religieux de l’hebdomadaire Die Zeit) publiée le 7 avril 2011. En 2010, cent quatre-vingts mille personnes ont demandé à être rayées des registres de l’Église catholique, contre cent vingt-huit mille huit cents en 2009. Cet accroissement des défections est dû à la crise de confiance liée aux affaires révélées en 2010. Nombreux sont les Belges qui se font débaptiser en passant par le Centre d’Action laïque – CAL. Des églises disparaissent en Belgique, car elles ne tiennent plus le coup financièrement, malgré la vente massive de cierges et de bougies… à des prix ne défiant pas toute concurrence ! L’Église aurait l’intention de faire appel à des sponsors. Du jamais vu. Cela m’amuse ! Voilà ce qui arrive quand on crache en l’air !

Sourions…

Si Dieu avait vraiment fait l’homme à son image, nous n’aurions pas besoin de la chirurgie esthétique.
(Philippe Bouvard).

Conclusion

En guise de conclusion, je laisse la parole à mon ami Narcisse Praz qui, dans le numéro 518 de La Calotte, a rédigé le texte repris ci-dessous. Concernant l’histoire passée et présente de l’Église catholique, retenons les qualificatifs suivants :

– ceux d’une secte, qui, sur des populations primitives, ou disposées à croire, a tout à fait réussi, si besoin par la force, la coercition et la répression, à s’imposer,
– ceux d’une secte qui doit l’essentiel de sa prospérité financière à l’exploitation de la crédulité humaine à coups de messes payantes pour l’hypothétique repos d’improbables âmes en attente de salut éternel au royaume du « purgatoire », géniale escroquerie, s’il en fut de plus séculairement réussie,
– ceux d’une secte cynique qui se distingue par la répression sexuelle et préfère l’expansion du sida à toute forme de contraception, et tant pis pour des millions d’êtres humains qui en crèvent !
– ceux d’une secte dont l’antisémitisme remonte aux origines du christianisme en passant par le règne féroce et raciste d’Isabelle la Catholique jusqu’à celui des variétés de l’extrême droite européenne, jusqu’au nazisme triomphant,
– ceux d’une secte complice et protectrice des pires tyrans de la planète qui eurent nom Mussolini, Stepinac, Franco, Pinochet, Videla, Staline, Hitler, Pétain, bien sûr, et autres crapules bien en cour au Vatican,
– ceux d’une secte d’affairistes empêtrée dans les scandales à répétition de ses banques (Banco Ambrosiano) ou des œuvres de religion,
– ceux d’une secte offrant protection et impunité à des dizaines de milliers de ses ministres pratiquant la pédophilie.

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Informations complémentaires

Année

2013

Auteurs / Invités

Henri Charlier

Thématiques

Extrémismes, Pédophilie, Religions, Sectes, Violences