L’enseignement, métier à usure

José Mario Horenstein

 

UGS : 2014010 Catégorie : Étiquette :

Description

Un constat douloureux s’impose : de nombreux jeunes enseignants quittent leur métier après quelques années de pratique. Les causes de ces abandons sont multiples. Et les moyens pour les encourager le sont tout autant. La réflexion sur ce sujet représente une question de société d’importance cruciale. 

L’état actuel de la profession est jugé en juillet 2013 par le propre ministre de l’Éducation de la façon suivante :

« Il existe un malaise diffus chez les professeurs : dans le second degré, ils sont nombreux à s’interroger sur le sens de leur métier et sur le cadre dans lequel ils l’exercent ; de nombreux professeurs des écoles désorientés par les exigences des programmes et les missions multiples qui échoient à l’école primaire espèrent une hiérarchisation des attentes qu’ils doivent satisfaire ».

Le Point titre en couverture du magazine du 6 mars 2014 : « Peut-on encore confier nos enfants à l’Éducation nationale ? »

Le climat dans les établissements scolaires, les conditions de travail et les conséquences sur la santé du personnel, en particulier sur la vie émotionnelle, ont été au centre de nos recherches depuis le début des années 1990. Un ensemble de projets donnant priorité à la prévention s’est développé depuis. S’agissant des interventions, nous défendons l’idée d’un trépied avec : le soin de soi, la gestion participative du stress (avec des outils tels que le questionnaire de qualité de vie au travail) et la formation du personnel d’encadrement. La bioflexibilité dans la prévention du burnout est la dernière étape de ce parcours.

Le burnout et le traumatisme vicariant sont des maladies de l’empathie qui, sur le poids conjugué des transformations du métier à partir du milieu des années 1990 et des changements profonds dans la psychologie et la psychopathologie des jeunes, guettent les enseignants.

Si le concept de burnout a pris une extension ces dernières années, il n’en demeure pas moins, dans son essence, un effet secondaire de la relation d’aide, soit-elle soignante ou enseignante. L’intensité des manifestations peuvent aller : de franchement pathologiques, voire suicidaires, jusqu’à des symptômes mineurs auxquels il faut s’attendre donc anticiper la prévention.

Le rôle fondamental de l’empathie n’a pas échappé au monde enseignant qui a proposé des formations à ce sujet depuis les années 1960. Nous pouvons considérer trois périodes dans les logiques de formation : la première à la suite des publications de Carl Rogers et dans une tentative d’opérationnaliser le concept, l’accent a été mis sur la communication de l’empathie. Il y a eu à cette étape une tendance à confondre communication de l’empathie et empathie.

La deuxième période prend en compte la complexité du concept considérant que la communication de l’empathie n’est que l’étape finale d’un processus qui commence par la perception, puis la réverbération affective et l’analyse cognitive. Cette vision séquentielle nous la trouvons dans l’entraînement de l’empathie d’Arnold Goldstein où, pour chaque composante du concept, sont proposés des exercices ad hoc. La richesse de cet entraînement n’est pas contestable, mais donne au concept un rôle statique sans aborder le rôle du contexte qui précède à l’interaction (attitudes et croyances à propos des autres) ni l’évolution dans le temps où les étapes ne se suivent pas nécessairement, mais sont interdépendantes et changeantes.

La troisième période, dans laquelle nous nous situons, prend en compte la complexité et la dynamique de l’empathie. Sont considérés l’empathie telle qu’elle est proposée par Arnold Goldstein, mais aussi le blocage de l’empathie (ecpathie) jugé nécessaire à la prévention de la contagion émotionnelle, puis le déblocage (ré-engagement) basé sur des valeurs psychologiques. Ces différents processus ne se suivent pas linéairement dans le temps, mais s’entrelacent en fonction d’un contexte qui précède et accompagne la relation interpersonnelle. Le modèle dynamique aide à comprendre la dyspathie propre au burnout et pourquoi il est contagieux. Il nous aide à mettre en pratique une prévention primaire basée sur le concept de bioflexibilité.

L’ecpathie est « la perception et l’exclusion active des sentiments induits par d’autres ». La dyspathie « englobe les processus, capacités et stratégies qui entravent la compréhension de l’autre comme individu particulier et complexe ».

La bioflexibilité est une compétence qui nous permet de contrecarrer les « habitudes d’inattention » par l’engagement de l’attention, de passer du soi narratif à la perception directe, de discriminer entre ce que nous voyons et ce que nous écoutons de ce que nous sentons et inférons à propos de l’autre, de changer plus fluidement le foyer d’attention entre imagination et observation comportementale, entre émotions propres et celles de l’autre. La flexibilité de l’attention s’oppose à la rigidité, mais elle est intentionnellement focalisée : donc il ne s’agit pas de distractibilité.

La capacité à bouger entre différents états affectifs est accrue, permettant une plus grande fluidité dans les mouvements corporels, la tonalité de la voix et les mouvements du visage deviennent plus sensibles au contexte .Cette fluidité porte aussi sur le contenu de la pensée, sur l’habilité à voir les événements dans des multiples perspectives, donc à permettre plus aisément d’adopter la perspective de l’autre, de limiter l’activité ruminatoire ou la fixation dans un contenu unique.

Elle permet de limiter l’évitement de l’expérience, les tentatives pour se débarrasser des émotions ou des pensées désagréables à travers l’inaction, l’impulsivité ou la persistance en dépit de l’inefficacité s’atténuent. Le besoin de réduire les affects négatifs favorise la dyspathie.

La bioflexibilité est cultivée à travers une approche axée sur le mouvement du corps, complémentaire à la verbalisation, pour un changement de perspective concernant les contenus de la conscience, au bénéfice de l’adaptabilité dans la poursuite de buts et de valeurs.

Cette pratique ne s’inscrit pas dans la logique d’une thérapie ni dans celle du « développement personnel ». Nous cherchons une alternative à ces deux approches, raison pour laquelle nous explorons l’esthétique. Elle combine une activité physique avec une perception nuancée des mouvements corporels et les sensations qui les accompagnent.

Le laboratoire de bioflexibilité est un lieu d’expérimentation sur des pratiques corporelles pour faciliter des changements cognitifs. Il s’agit d’une stratégie cognitive qui se fait en mouvement. Nous avons sélectionné des stratégies pour promouvoir l’engagement ou la disponibilité (pôle opposé au burnout). L’objectif est de faciliter la bioflexibilité en empruntant des hypothèses à la thérapie d’acceptation et d’engagement, comme la flexibilité psychologique, et à la soma-esthétique.

Des concepts psychologiques empruntés à la thérapie ACT comme « acceptation », « présence », « fusion cognitive » ou « soi comme contexte » représentent des compétences à développer par la pratique somatique quotidienne. Elle est complémentaire aux autres méthodes comme la contemplation, la persuasion, l’histoire des échecs ou les métaphores.

Des mouvements automatiques, réalisés sans effort, des mouvements non intentionnels, des tremblements neurogéniques facilitent l’acceptation à partir du moment où « le laisser-aller musculaire », le « lâcher prise » devient la condition de la persistance du mouvement. Accepter des mouvements culturellement inhibés est le pont vers l’acceptation des contenus mentaux historiquement constitués et culturellement déterminés. Le consentement à accepter des émotions désagréables induites par l’autre est une condition nécessaire au déroulement du processus d’empathie. Autrement, nous disposons des mécanismes de désensibilisation de l’émotion ou de rationalisation favorisant la dyspathie.

Être présent à soi et aux autres, être dans l’instant présent, dans l’ici et maintenant, relève des outils de la présence où la proprioception est au premier plan. Il s’agit d’une danse entre la forme physique (l’immobilité, la marche, le mouvement) et le travail mental (les images, le contenu psychologique, le rythme). Les qualités d’attention propre à être dans le présent sont indispensables pour repérer le caractère particulier de l’autre, l’individuation est corrélée à l’empathie. La dyspathie dans le langage de la thérapie ACT revient à voir ce que l’autre est à travers nos concepts. Être présent à l’autre, c’est le voir tel qu’il est.

La recherche expérimentale sur le pouvoir de nuire du langage est un des points forts de la thérapie ACT. Les pièges du langage sont déjoués à travers des techniques de « délitération » qui cherchent à contrecarrer la « fusion cognitive ». En complément de la transformation du langage, nous proposons, dans le même objectif, la transformation du corps. L’usage des os dans le mouvement, des petits muscles interarticulaires à la place des grands groupes musculaires et l’usage des articulations cachées, permettent une fragmentation du corps facilitant la fragmentation du langage. La rupture des schémas gestuels facilite la dilution du sens et de l’impact émotionnel des mémoires, images ou pensées. Cela évite d’utiliser la dyspathie comme moyen de réguler des émotions qui nous sont inacceptables. Les habitudes d’inattention, le déni, les justifications, autant des moyens largement utilisés d’autant plus que nos expectatives quant à l’impact émotionnel désagréable de l’autre sont fortes.

Le soi comme contexte par opposition au soi comme contenu est exploré à partir du concept de corps-contexte. Le corps devient contextuel en adoptant les catégories propres au contexte : instabilité, perméabilité, présentification, possibilité, corrélation, imprévisibilité. Il y a opposition avec le concept de corps comme instrument et de sujet comme essence. Le langage devient une matière à être travaillée par le corps pour l’expérimenter et non pas pour déterminer notre comportement. Nous sommes immergés dans des mythes, croyances, attitudes véhiculés par des discours qui constituent le contexte dans lequel va se dérouler une relation avec l’autre. Le soi observant ne s’attache pas rigidement à une seule partie du contexte et nous conduit à une nouvelle perception du contenu de la conscience. C’est la perception qui change, la fonction du contenu, leur pouvoir de barrière à l’accomplissement de nos valeurs et pas le contenu lui-même. Les attitudes sociales, les stéréotypes, les préjugés déterminent le contenu de notre conscience et l’effort pour les changer risque de nous distraire de l’attention portée à l’autre et à des actions empathiques comme la lutte sociale contre les discours racistes, antisémites ou xénophobes.

Les discours cyniques véhiculés par des enseignants en burnout contribuent au contexte qui précède et entoure les relations de leurs collègues avec les élèves ou entre adultes et c’est une des voies pour expliquer pourquoi le burnout est contagieux. Nous pouvons ajouter la contagion émotionnelle et la prise de partie corporatiste.

Les valeurs psychologiques sont des directions de vie choisies librement et nous rentrons en contact avec eux à travers un examen minutieux de notre expérience et non pas à travers les histoires que nous nous racontons vis-à-vis de nous-mêmes. Les mouvements corporels à partir des atmosphères émotionnelles sont utilisés pour limiter l’évitement expérientiel. Les outils de la bioflexibilité nous permettent de replonger dans notre expérience facilitant la clarification de nos valeurs. L’empathie peut être une valeur psychologique, un choix éthique, a priori, concernant la relation avec les autres et peut s’accompagner d’autres valeurs dans le domaine relationnel comme la sympathie et l’altruisme. Elle peut être une attitude liée à l’engagement dans le domaine professionnel. Si nous choisissons notre métier en fonction de nos valeurs psychologiques, le choix de la profession enseignante doit comporter des valeurs liées à l’empathie. L’amour d’une discipline seule ne saura rendre compte de la complexité de la relation pédagogique. Dans le cadre de la thérapie ACT, tout ce qui nous rapproche de nos valeurs psychologiques nous aide à maintenir notre santé mentale en dépit de nos souffrances ; tout ce qui nous en éloigne, en raison d’autres priorités comme celle d’éviter des émotions que nous jugeons inacceptables ou s’engager dans une quête de bonheur ou d’estime de soi, risque de nous la faire perdre.

Avec la perte d’empathie, il y a une dégradation dans le désamorçage des tensions et dans l’aptitude à soutenir ; les ruptures dans la communication ne sont plus réparées, ce qui risque d’entraîner la relation dans un cercle vicieux de production des émotions désagréables qui va accroître encore plus le besoin de prendre de la distance avec l’autre. L’épuisement émotionnel et la perte du sens du travail peuvent entraîner une perte de l’empathie avec soi-même qui risque de conduire à ne plus s’apercevoir des émotions véhiculées vers les autres, source de conflits supplémentaires. La perte d’intimité avec soi risque de se transformer en dégoût poussé de soi avec des conséquences imprévisibles.

La pratique assidue des mouvements expérimentés dans le laboratoire de bioflexibilté conduit à l’acquisition et au maintien des compétences et constitue un moyen utile de prévention. En même temps, l’exercice physique aura un impact sur le stress chronique propre au burnout.

Ce que nous venons de décrire et qui correspond aux « soins de soi », est une parmi les multiples activités utiles aux individus pour combattre le stress professionnel. Cela répond à l’injonction maintes fois avancée : « Ce qui est nécessaire pour les enseignants ce n’est pas seulement une formation pour faire son métier, mais aussi pour y rester sans préjudices pour sa personne ».

La prévention des risques psychosociaux ne peut pas focaliser uniquement sur des individus sous peine de laisser flanc à la critique, justifiée, comme quoi tout le poids des efforts pour modifier le stress reposerait sur le dos de ceux qui en sont les victimes. C’est la raison pour laquelle nous avons développé des stratégies préventives basées sur l’équipe et l’encadrement, complémentaires aux changements des conditions de travail mises en avant par les syndicats d’enseignants.

Le climat scolaire fait référence à la perception du personnel sur la façon où l’établissement est géré, au processus de prise de décision, aux relations entre collègues, à la reconnaissance, aux compétences spécifiques face à des classes difficiles, à l’éventualité de devenir victime de violences et  à la perception des mesures concrètes de prévention de la violence (« climat organisationnel »), au dynamisme, à l’enthousiasme et à la réputation de l’établissement (« climat émotionnel »), à l’engagement dans l’établissement actuel et à la satisfaction associée à la profession.

Le questionnaire « QVT » est un outil d’aide aux personnels de direction pour la rédaction du document unique de prévention des risques en incluant les risques psychosociaux. Il est aussi, et avant tout, un outil de prévention primaire facilitant la gestion participative du stress.

Il s’agit d’une adaptation des questionnaires spécifiques au milieu éducatif publiés dans la littérature internationale et particulièrement du questionnaire d’autoévaluation mis au point par un groupe d’experts du Département de la Santé aux États-Unis : Substance abuse and mental health service administration, Center for Mental Health Service en collaboration avec un syndicat d’enseignants américains : nea health information network.

Son intérêt, par rapport à d’autres outils de mesure des risques psychosociaux au travail, est sa spécificité au milieu éducatif et son applicabilité à des lieux de travail à faible personnel (minimum de dix pour des raisons de confidentialité). Il a déjà été rempli entre octobre et décembre 2004 par deux mille cinq cent soixante-huit enseignants du premier et second degrés à titre individuel. Nous avons croisé deux grandes catégories de variables : la perception par le personnel du climat scolaire des établissements et les caractéristiques objectives de ces établissements avec des indices de santé comme les arrêts de maladie, les accidents de travail, la dégradation de la santé ou de l’efficacité au travail pour des raisons de santé.

Cette base de données nous permet des définir des normes de réponse et de comparer les résultats. Un rapport d’enquête a été largement distribué dans les établissements du second degré.

En 2007, nous avons adapté le questionnaire pour l’appliquer à toutes les catégories du personnel au sein d’un même établissement et nous avons automatisé la passation pour faciliter la tâche et rendre les établissements autonomes.

Nous avons proposé aux établissements la passation on line à travers le site Internet de la MGEN ou à travers un logiciel que nous leurs adressons. Il s’agit d’un logiciel EXCEL qui comporte le questionnaire, l’analyse des résultats, la procédure d’application et des suggestions pour le contenu de la réunion de présentation des résultats.

Le questionnaire de qualité de vie au travail comporte trente-cinq questions regroupées en huit domaines :
– Sentiment d’appartenance : il s’agit de la dimension relationnelle, des sentiments liés à la relation personnelle et professionnelle avec les collègues.
– Formation : fait référence au développement personnel (l’autonomie est un modulateur du stress).
– Management de l’établissement : compréhension claire et concrète de ce qu’on attend de nous et avec des compétences et des conditions matérielles suffisantes.
– Sentiment de sécurité : construit à partir des préoccupations sur l’éventualité de devenir victime de violences et sur la perception des mesures concrètes de management des risques.
– Climat émotionnel : fait référence au dynamisme, à l’enthousiasme et à la réputation de l’établissement.
– Engagement : impact lié au « microcosme » de l’école.
–  Satisfaction : fait référence à des niveaux globaux d’affect positif et négatif associés à la profession.
– Équilibre travail/vie privée : mesures dans la double acceptation du terme, conciliation travail/vie privée et vie extérieure/vie intérieure.

Une fois chaque questionnaire interprété automatiquement, la présentation de l’ensemble des résultats pour l’établissement et pour chaque domaine se fait en deux groupes « expositions favorables » couleur vert et « expositions problématiques » couleur rouge ou jaune, avec les pourcentages des répondants dans chaque groupe. Nous cherchons à mettre en lumière les réponses « haut » et « bas » au climat scolaire tel que nous les avons utilisées dans notre recherche pour évaluer les risques pour la santé.

Dans les cas de résultats défavorables dans un domaine donné, nous suggérons un contenu, non exhaustif, à discuter en équipe pour apporter les corrections nécessaires.

La formation du personnel d’encadrement se structure à partir des ateliers à thème.

Chaque atelier se déroule sur une demi-journée de trois heures. Chaque thème commence par une conférence magistrale d’une heure en grand groupe, suivie des ateliers en petits groupes pendant une heure et demi. Les sous-groupes travaillent sur un document en rapport avec la conférence et leurs conclusions sont présentées au groupe par des rapporteurs dans les derniers trente minutes.

Le travail émotionnel du personnel éducatif

Objectifs

Le terme « travail émotionnel » décrit les efforts faits par le personnel pour mettre ses émotions en accord avec les attentes de l’institution. Ce travail est d’autant plus intense qu’il s’agit d’exprimer ou de supprimer des émotions en contradiction avec ses sentiments profonds.

Le travail émotionnel est responsable de l’usure au même titre que le travail physique ou mental. Quelles compétences acquérir pour faire face à la complexité des demandes institutionnelles ?

Programme

– Gestion de crises : les méthodes d’entraînement
– Gestion du stress : les jugements d’autoprotection
– Faire face à l’incertitude : de l’adaptabilité à la pathologie de la décision.
– Démontrer une adaptabilité interpersonnelle : à quoi sert l’empathie ?

Dépister les situations à risque de stress et violence au travail

Objectifs

La législation bouge concernant les variables psychosociales au travail. Mais pour organiser réellement une prévention en ces domaines, il faut avoir une connaissance approfondie de ces variables.
Durant cette demi-journée, nous ferons un tour d’ensemble des thèmes : mal-être, souffrance, stress, harcèlement et violence au travail, les moyens de dépistage et comment se protéger.

Programme

– Harcèlement, violence, stress, mal-être, souffrance au travail, épuisement professionnel : définitions légales et opérationnelles.
– Troubles de l’adaptation et état de stress posttraumatique : définitions médicales.
– Le traumatisme vicariant : c’est quoi ? comment se protéger ?
– Outils de dépistage : test, enquête, écoute, repérage de situations,…
– Comment y remédier.

Les styles de communication dans la gestion de conflits et des situations de violence

Objectifs

Découvrir les différents types d’attitudes lors des relations profession-nelles et des événements dans les établissements. Un accident de travail, une catastrophe, une agression… et on se retrouve face à des « victimes » qu’il faut entourer, soutenir, aider. Les paroles et les actes pourront faire la différence. Réfléchir à la clarté des messages pour véhiculer tout autant l’affirmation de soi et le respect d’autrui. Travailler sur la communication verbale et non verbale pour éviter de se faire agresser physiquement. Prendre conscience de notre participation au déclenchement d’un conflit.

Programme

– La communication de crise : mettre de la structure dans un milieu chaotique
– L’assertivité : communiquer en s’affirmant et sans écraser l’autre
– Le debriefing psychologique : accueillir et soutenir les victimes
– Le désamorçage : comment ne pas s’engager dans un processus d’escalade de la violence

La qualité de vie au travail

Objectifs

Favoriser la mise en œuvre d’un projet de prévention à la source, au sein même des établissements scolaires. Mieux cerner les risques psychosociaux. Approfondir la notion de climat d’établissement par une réflexion partant d’une enquête réalisée auprès des enseignants. Discussion critique sur les propositions d’amélioration de la qualité de vie au travail.

Programme

– Le comportement alcoolique
– Le comportement agressif
– Les allégations des comportements pédophiles
– Le comportement anxieux

La gestion des personnalités difficiles

Objectifs

Quelle attitude pourrait adopter le chef d’établissement confronté à un membre du personnel présentant des comportements provoquant directement l’insécurité dans l’établissement ?

Programme

– Le comportement alcoolique
– Le comportement agressif
– Les allégations des comportements pédophiles
– Le comportement anxieux

La civilité

La civilité englobe les principes fondamentaux de la considération de l’autre, de ses valeurs et de sa différence. Elle contribue à la collégialité et au climat d’établissement. Ne pas supposer que tout le monde possède les connaissances et les compétences pour se comporter civilement est un préalable à la prévention des risques psychosociaux.

Objectifs

Transférer des outils propres aux processus interpersonnels du cadre psychothérapique vers les relations professionnelles pour la prévention du burnout. Réfléchir à la clarté des messages pour véhiculer tout autant l’affirmation de soi et le respect d’autrui. Travailler sur la communication verbale et non verbale pour éviter de se faire agresser. Prendre conscience de notre participation au déclenchement d’un conflit. Clarifier les valeurs psychologiques des uns et des autres pour faciliter un climat de confiance. Développer la flexibilité psychologique pour lutter contre la stigmatisation.

Nous reconnaissons l’expertise des participants dans leurs besoins et intérêts spécifiques, en conséquence notre attitude est consultative et non pas prescriptive.

Programme

– Le respect : comment valider l’interlocuteur
– L’assertivité : communiquer en s’affirmant sans écraser l’autre
– Le désamorçage : comment ne pas s’engager dans un processus d’escalade de la violence
– La confiance : prévenir le discours cynique
– La discrimination : prévenir les comportements stigmatisants.

La bioflexibilité dans la prévention du burnout

Objectifs

Nous avons sélectionné des stratégies pour promouvoir l’engagement ou la disponibilité pédagogique (pôle opposé au burnout). Notre objectif est de faciliter la bioflexibilité en empruntant des hypothèses à la thérapie d’acceptation et d’engagement, comme la flexibilité psychologique, et à la soma-esthétique.

Programme

– Le soin de soi. Approche théorique : une heure
– Prévention de l’épuisement émotionnel
– De la thérapie cognitivo-comportementale vers le training
– L’usage du corps dans la thérapie ACT

– Le langage du mouvement. Approche corporelle : une heure trente
– Transformation des mouvements de la vie quotidienne
– Mouvements par instructions induisant des sensations
– Mouvements non intentionnels

– Discussion : trente minutes
– Du corps agissant vers la cognition

Les risques psychosociaux méritent d’être abordés, au sein de l’Éducation nationale, avec la même précision que dans les entreprisses. Il ne faut pas oublier que la fonction publique n’a été intégrée que très récemment dans les plans de santé au travail du gouvernement et que des enquêtes, conduites régulièrement ailleurs, ne se font pas à l’Éducation nationale par manque de médecins du travail. Vu le coût social et humain très important de ces risques conduisant à des arrêts de travail, des soins et de l’invalidité, nous avons abordé dans le détail dans notre dernier ouvrage, Souffrir d’enseigner… Faut-il rester ou partir, des questions concernant les critères diagnostics et les imputations au service, les accidents de travail et les maladies professionnelles.

www.bioflexlab

https://www.facebook.com/Bioflexlab

La qualité de la vie au travail est un gage de réussite individuelle. Mais n’est-elle pas, surtout, une réussite sociale urgente, en particulier dans le monde des écoles ?

1 238 vues totales

Informations complémentaires

Année

2014

Auteurs / Invités

José-Mario Horenstein

Thématiques

Burn out, École / Enseignement, Qualité de la vie / Bien-être, Stress, Travail / Emploi / Chômage